CAMINO MOZARABE
marche Mai-Juin 2019, entre Almeria et Cordoba (Cordoue)
Le site est par ici

 Site de Nicolas de Rauglaudre   

Si les images sont longues à venir, soyez patients : il y en a pour 59 Mo
sinon, vous pouvez les retrouver sur https://photos.nicolasderauglaudre.net
et des vidéos sur https://www.nicolasderauglaudre.net/videos/ 


Image/photo
photo



Camino mozarabe (0) - 20 Mai 2019

Voyage de Grenoble à Murcia, en passant par Lyon St Exupéry et Valencia.
- 🛫 Dans l'avion, un petit Boeing 717 de Volotea, je n'ai rien vu (j'étais au fond, loin des hublots, juste à côté des réacteurs) : pas cher, mais le strict minimum.
- De Valencia, je n'ai rien vu non plus, sinon la très belle gare.
Image/photo
- Le train de Valencia à Murcia est interminable. Mais on traverse de jolis paysages et ça tchatche tout le temps (surtout les femmes), et pas très discrètement !
- Murcia : petite ville sympa où les passants marchent moins vite qu'à Grenoble, avec de belles rues piétonnes, mais peu de passages piétons !... et pas de femmes voilées et peu de vélos.
- Je dors à l'auberge jeunesse. Serré dans un petit dortoir. Le soir, un jeune musulman asiatique étale son tapis entre deux lits, à côté de moi, et "fait" sa prière, tout fort. Difficile de bouquiner.

➡ Et ce mardi (21), je poursuis jusqu'à Almeria.

Image/photo

Image/photo

Image/photo



Camino mozarabe (1) : Almeria (21 Mai 2019)

Il reste un bout entre Murcia et Almeria. La compagnie ALSA m'y emmène pour quelques euros. Je préfère l'autobus au train.🚌
Toutefois, la dame espagnole assise à côté a téléphoné durant 1 heure et demi !
➡ Nous traversons de magnifiques paysages... jusqu'à une cinquantaine de km avant Almeria : là, ce sont de vastes espaces couverts de serres à l'infini. On dirait une mer blanche -fruits et légumes pour toute l'Europe-.
Image/photo
Image/photo
Image/photo
Image/photo
➡ J'arrive à Almeria vers 13h30, et suis accueilli par Ruben, dans une "guesthouse" du vieil Almeria. Petite chambre à 2 lits, tout pour boire et manger.
... et surtout, une terrasse extra qui domine tout le quartier, qu'on croirait extrait d'une ville marocaine (sans minarets). Il y a une superbe vue sur l'Alcazar, la forteresse qui domine la cité.
- La sieste s'impose sur cette terrasse : c'est un vrai paradîîîîiiiiiiiiiis !
Image/photo
➡ Mais la cerise sur le gâteau, c'est Nely, de l'association des amis du Mozarabe. Accueil très affectueux, joyeux et en même temps longuement explicatif ; un tour à la citadelle, en ville et un partage autour de tapas et boissons dans un resto.
- Petit souci : mon espagnol est très balbutiant, mais Nely se fait assez facilement comprendre...
Image/photo
- Il ne fait pas trop chaud. C'est prometteur pour la marche. Il manque juste un piano pour jouer quelques extraits d'Iberia, d'Albeniz... 🎹
Image/photo
La Cathédrale.
Image/photo
l'Alcazar, au soir couchant



Camino mozarabe (2) : Almeria-Rioja (22 Mai 2019)

Ce matin, je pars un peu après 7h.
➡ La nouveauté, c'est que, suite aux conseils de Philippe, président d'ADEPA (l'association des amputés), je ne marche plus avec des béquilles, mais avec des bâtons de marche.
- Avantages : plus léger et mieux adapté à une marche naturelle.
- Inconvénients : dans l'avion, ai dû payer un supplément.
➡ Personne dans les rues. Les balises du Camino sont faciles. Merci à l'Association.
Image/photo
➡ Vers la sortie de la ville, grosse surprise : Nely me rejoint. Elle a calculé l'endroit où j'étais. Elle a oublié de signer la crédentiale et me donne des dernières recommandations. Et je repars, le cœur joyeux.
Image/photo
Image/photo
➡ Quitter Almeria est long. Mais bientôt, le chemin descend dans le lit d'une rivière asséchée sur lequel je vais cheminer durant plusieurs kilomètres.
- Il y a juste un détour vers le village de Pechina. Le temps d'une pause

Image/photo
Image/photo
Image/photo

Image/photo
Image/photo

➡ Vers 11h, le Soleil commence à taper. Je marche dans la poussière de la rivière asséchée, sans un poil d'ombre. Heureusement, il y a un petit vent frais.

Image/photo
Image/photo
Image/photo
Image/photo

➡ Rioja, vers 13h30. Ai marché 15 km. L'albergue municipal est un donativo. On y accède par un code que m'a donné Nely. Je suis tout seul.
- Après midi : douche, sieste, écrit, balade dans le village
. Il y a une piscine au donativo... Mais elle est vide ! 😶
- Pas de problème de moignon pour l'instant, mais je suis sur mes gardes en raison de la chaleur.
📺 PS. J'apprends que dans "Game of thrones", c'est finalement un handicapé gardien de la mémoire (Bran) qui l'a emporté : pas une mauvaise idée !

Image/photo
Image/photo


Camino mozarabe (3) : Rioja-Santa Fe

Aujourd'hui, petite étape entre Rioja et Santa Fe de Mondujar.
➡ Je pars tard, m'arrête pour un desayuno, mais le trompe de chemin à la sortie de Rioja.
- Demi tour. Je ramasse une orange 🍊 sur le bord de la route : infecte, je la recrache. J'en cueille une autre sur un arbre : excellente ! Ai compris la leçon.
Image/photo

Image/photo
➡ Décide de faire un crochet par le village de Gator.
Image/photo
Image/photo
Un temps de silence dans l'église, tapas et jus d'orange dans un bar...
... et je repars. Il est 13h, ça tape, mais il y a toujours un vent frais venu du sud.
- Je marche sur une jolie route déserte, le long de belles propriétés et des arbres en fleurs.

Image/photo
Image/photo

➡ Petite pause sous un arbre.🌴 Mauvaise pioche : je m'assieds dans une espèce de glue collante qui imprègne tout le short, puis les mains et tout ce que je touche !
- Me voici contraint de me changer entièrement !
➡ Les paysages sont de plus en plus sauvages et déserts. La Sierra est là. Magnifique.

Image/photo
Image/photo
Image/photo

- J'arrive à Santa Fe de Mondujar vers 15h. Joli village à flanc de montagne. 10 km de marche avec le crochet par Gator.
- Le logement, "El Olivo y la Naranja", est confortable, bien aménagé, mais il n'y a rien dans le frigo, ni dans les armoires...
Tant pis, quelques courses, une bonne douche, la siesta et la tranquillité du soir.
- Je suis tout seul. Il paraît qu'il n'y a qu'environ 200 peregrinos par an, moins de 1 par jour...

Image/photo
Image/photo
Image/photo



Camino mozarabe (4) : Santa Fe - Alboloduy

L'étape d'aujourd'hui est longue.
Mais extraordinaire.
Image/photo
➡ J'ai quitté Santa Fe juste après 6h. Cela commence par une longue grimpette par une petite route tranquille. Puis une descente jusqu'à la disparition du bitume.
- Le Soleil se lève, mais voilé. D'ailleurs je le verrai peu dans la journée.
➡ Puis commence une longue montée sur une piste. La nature est dépouillée : on est comme dans un "reg" (cf mots croisés !)
- Peu de faune, sauf quelques insectes. Et un immense silence...

Image/photo
Image/photo
Image/photo
Image/photo

➡ Arrivé en haut, surgit une descente abrupte. Je descends prudemment, prudemment... et je savoure la qualité des sandales keen achetées bien cher ! ... très efficaces pour accrocher le sol, même sur les cailloux.
- Depuis mon expérience sur le Camino, je préfère les montées aux descentes : les horizons s'ouvrent, la démarche est fluide, on respire et transpire. Dans les descentes, les coups du sol sur la prothèse remontent le long du dos et cassent les genoux !

Image/photo
Image/photo
Image/photo
Image/photo
Image/photo

➡ Nouvelle montée plus cool, avant une jolie descente jusqu'au village de Alhabia. Une pause café.

Image/photo
Image/photo
Image/photo
Image/photo
Image/photo

➡ Le chemin repart en longeant le lit d'une rivière asséchée. On entre dans un "parque natural". 7 km sur une petite route goudronnée où je ne croise personne.
- Montagnes et falaises rocailleuses : pas d'eau, pas de cascades !

Image/photo
Image/photo
Image/photo
Image/photo

- Heureusement, il y a de nombreux orangers... et je ne m'en prive pas. La cure ! Trop bonnes, les 🍊. Et puis il ne fait pas chaud.
Mais on peut imaginer l'été !
➡ Le village d'Alboloduy apparaît par surprise au détour d'un virage : j'y arrive vers 14h30. C'est là que je dors, dans un donativo tenu par les Amis du Mozarabe. Francisco m'accueille : son espagnol est difficile à comprendre, mais l'information passe. Il est très attentif.
Cette fois, il y a ce qu'il faut dans les armoires et le frigo. Décidément, les Amis du Mozarabe sont très à la hauteur !

Image/photo
Image/photo
Image/photo
Image/photo

- Le bourg d'Alboloduy est flanqué sur un coteau qui grimpe vers la montagne. Je m'y promène, parcours les petites rues. Il est typique et splendide...

Image/photo
Image/photo

➡ 2 peregrinos allemand.e.s viennent me rejoindre. Mais chacun son dortoir !
▶ Aujourd'hui : 15 km, dont presque 500 m de dénivelé montant... et descentes acrobatiques.


Image/photo



Camino Mozarabe (5) : Alboloduy-Nacimiento (25 Mai 2019)

Dure journée !
- Le matin pourtant est prometteur. Petit déjeuner sur la terrasse avec les allemands, Brigita et Wolfgang. Adieu à Francisco.
Quelques dernières photos du magnifique village d'Alboloduy... et à 8h, c'est le départ.
Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Pendant 2 km, on longe la rivière asséchée, puis on entre dans un canyon.
- Indication douteuse : un chemin part à gauche. Ce n'est pas le bon. Des chiens aboient 🐺 : ça résonne dans tout le canyon pendant plus de 10 minutes. Pénible !
➡ Et bientôt, après la traversée d'un filet d'eau, c'est une rude montée par la droite. Au début, ça va. Puis le sentier continue à flanc de montagne, au-dessus du vide !
... Suis pris de vertige.
---------------
Explication : quand on est amputé d'une jambe, le handicap manifeste aussi des symptômes ignorés ♿ :
▶ D'abord l'équilibre beaucoup plus instable.
▶ Ensuite, le centre de gravité du corps est déplacé plus haut.
▶ Enfin, il y a la difficulté de la marche "à devers" où la prothèse sert de point d'appui. En l'occurrence, elle est du mauvais côté.
➕ À cela, s'ajoute le traumatisme de la mort de mon frère JM lors d'une chute dans les Pyrénées.
✔ Tout cela explique mon soudain malaise.
---------------

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Image/photo

➡ Je franchis un 1er passage vertigineux, assis sur les fesses.
- Ai trop la trouille : je décide de m'engager dans une cheminée qui rejoint une route plus haut.
Pas de bol : cul de sac ! Je tente d'escalader. Trop dangereux. 1/2 tour.
⚠ Comment faire face au vertige ? Je reprends le sentier du Camino. Nouveau passage vertigineux.
- Je suis terrorisé : j'avance en rampant contre la paroi, en m'accrochant aux pierres et aux plantes... en priant, les yeux fermés !
OUF, je passe, non sans écorchures et épines (la végétation méditerranéenne n'est pas douce !)

Image/photo

Image/photo

Image/photo
➡ Le sentier rejoint la "carreterra" : longue pause pour retrouver mes esprits. Respiration, transpiration, expiration, inspiration, spiration... L'esprit est structuré au corps, pas en dehors (une vieille conviction personnelle qui m'a toujours rendu réservé à l'égard des "spiritualistes" et tout ce qui est "mentalisme").
➡ Le Camino suit la route. Je croise un troupeau de chèvres 🐏 et de moutons. Les bergers m'indiquent le chemin.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- On traverse un très beau plateau coloré. Puis le chemin redescend dans un canyon par un large sentier. Un peu de faune : gros lézards, serpent 🐍.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Enfin je chemine au milieu d'une forêt de bambous jusqu'à Nacimiento où j'arrive vers 15h30.

Image/photo

- Je suis accueilli comme un prince : bière, plato combinado bien fourni ; une chambre individuelle.
- Sieste, le soir une bonne soupe de légumes... Et je regarde la Finale de la Copa del Rey, où je savoure la défaite du Barça contre Valencia.
➡ Quelle journée !



Camino Mozarabe (6) : Nacimiento-Abla

Après un desayuno au cafe centro de Nacimiento (qui m'a accueilli pour dormir), je repars vers 8h.
Au revoir, Nacimiento !
Image/photo

Image/photo

➡ Le chemin est tranquille sur une rivière asséchée (une de plus. Beaucoup de maisons et de villages abandonnés : pauvre Andalousie !).

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- De la poussière quand deux motos me croisent.
Plein de petits lapins 🐰, mais pas moyen de les photographier.

Image/photo

Image/photo

À Las Tres Villas, une dame me propose de boire à sa fontaine.
▶ De temps en temps, des espagnols me demandent si je vais à Santiago : ils sont un peu étonnés, mais aucun ne me questionne sur ma jambe de bois !

Image/photo

Image/photo

- Toujours à Tres Villas, beaucoup de monde dans les rues : ce sont les élections, ça papote dans tous les sens... L'ambiance a l'air plus familiale que chez nous.
➡ À la sortie d'Ocaña, je rate le chemin et marche sur la route : peu fréquentée.
De nombreuses éoliennes gigotent avec le vent...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Les derniers kms avant Abla se passent sur un sentier de pierrailles.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

ABLA

Image/photo

➡ Abla : le donativo est difficile à trouver, plutôt vers le haut du village. Mais la vue est exceptionnelle...
... et une fois de plus, il y a tout ce qu'il faut.
- Dans un nid, sur la terrasse, des oiseaux se disputent 🐦
➡ Vais manger 4 tapas et boire un "tinto de verano" : 4,40 €. Waouh !

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Le soir, un norvégien en cyclo, vient me rejoindre dans le donativo. Je lui explique le fonctionnement d'un donativo.
- Belle journée : un peu plus que 15 km agréables.



Camino mozarabe (7) : Abla-Huénaja

😓 Journée éprouvante, mais en partie de ma faute.
- Ai prévu de me rendre à Finaña, à 8 km, pour une marche cool et un premier vrai repos depuis 7 jours.
▶ Je prends un vague petit déjeuner en compagnie du jeune norvégien cycliste.
... et je me mets en route à 10h.
➡ En quittant Abla, je me fais attaquer par 2 chiens, dont un de ces fameux chiens tueurs dont j'ai oublié le nom ! Je me défends avec les bâtons de marche, quand le berger, avec ses chèvres, rabroue sèchement ses chiens... et s'excuse.
➡Je marche dans une belle vallée qui semble fertile.
- le Camino suit un rio asséché et large. Je croise des troupeaux de moutons et de chèvres. Pause.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Je fais un détour pour voir et écouter une éolienne de près.
... et je me perds dans des champs boueux (peu quand même : on est en Andalousie) au milieu d'arbres fruitiers

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Tranquillou, j'arrive à Finaña vers 13h.

Image/photo

Image/photo

- Pas de chance : Ayutamento fermée... "Cerrado, cerrado", disent les passants !
- Je me prends 2 tapas et un grand verre de vin rouge (le serveur n'a pas compris que je demandais un "tinto" : il fallait préciser "un tinto de verano").
➡ Tant pis, je repars. Il y a un donativo à 12 km, à Huéneja. Mais il commence à faire très chaud.
- Heureusement, il y a un vent de face qui rafraîchit.
- Je me crois en forme (vino aidant). Le Camino traverse des paysages de western. C'est magnifique.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- On change de région : désormais, c'est Granada. Des montagnes enneigées apparaissent à l'horizon.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Le chemin parvient au village de La Hertezuela. Malheureusement, il n'y a plus d'eau dans la gourde ! 😨 et le Camino contourne le Centro !
⚠ Nely m'a pourtant conseillé d'arrêter là ! Il est 17h !
- Sorti du village, je fais 1/2 tour pour trouver un bar : nouveau tapa et nouveau verre de tinto de verano. Et gourde pleine.
➡ Je pense faire les 6 derniers kilomètres tranquillement.
- Grave erreur : 6 km dans un étroit rio asséché plein de cailloux, de grosses pierres et de ronces. Le soleil tape très fort et le vent est tombé.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

... Je dois m'arrêter souvent pour boire, prendre de l'ombre et nettoyer le moignon.
- Le sentier se perd : j'escalade des champs en terrasse, redescend dans le rio, n'y comprend plus rien, sous l'œil goguenard de petits lapins qui s'enfuient à mon approche 🐇


Image/photo

➡ J'arrive à Huéneja épuisé, tel un Zombie, après 20h ! C'est la fête au village : cloches, feux d'artifice, fanfare, boutiques closes. Pas l'énergie d'aller voir !

Image/photo
photo

- Parvenu au donativo, le code d'accès ne fonctionne pas (sans doute, une tentative de vandalisme). J'en essaie d'autres, proches, et finis par le trouver.
▶ OUOUOUOUOUF ! Toujours super bien aménagé. Tout seul, une fois de plus.
- M'effondre sur le lit et dors. Douche et repas plus tard.
😶 Plaie sur le moignon : heureusement, pas sur un point d'appui... Et j'ai maigri : donc changement de manchon (qui entoure le moignon).
♒ Bref, 21 km. Et tout ce qu'il ne faut pas faire !!! Chacun appréciera.
-------
NOTE : la capacité de l'organisme à retrouver des forces est étonnante. Ce matin, je suis bien. Mais je reste une journée à me reposer.



Camino Mozarabe (8) : Huéneja-Alquife

Incontestablement, la plus belle journée depuis le départ d'Alméria.
- Suis parti très tôt de Huéneja, vers 6h30, parce que l'étape est longue (18 km). Un peu de brouillard...
Image/photo

Image/photo

➡ Magnifique sentier et paysages majestueux jusqu'à Dolar (💰), puis Ferriera : collines, chemins faciles, petites côtes et descentes, magnifiques villages...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Après chaque virage, chaque col, des surprises et des émerveillements... (autre chose que les Hautes montagnes de Grenoble 🏔)
- C'est l'idéal du peregrino (handicapé ou non), un vrai plaisir.
... sans oublier les papillons, les insectes.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Après une pause à Ferriera, le chemin continue vers La Calahorra et sa surprenante forteresse. Vues splendides sur la vallée.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

... Nouvelle pause. Il est à peine midi. Ai déjà marché mes 12 km.

Image/photo

Image/photo

➡ La suite vers Alquife se passe sur de longues lignes droites de terre poussiéreuse.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Malgré le Soleil, il y a toujours ce vent apaisant.
On arrive à l'immense mine de fer (mina de hierro).
🚘 Surprise : Manuel, l'aubergiste, vient me chercher "con la coche".
Nely, qui veille sur moi comme le lait sur le feu, l'a prévenu ! 💛

Image/photo

➡ Voilà Alquife. Albergue Ladro.
- Douche, sieste, on connaît.
Le soir, arrivent 2 cyclistes, Anton et Nazareth, qui font le tour de la Sierra Nevada en vélo.
... et resto le soir, avec du poulpe ! 🐙

Image/photo



Camino Mozarabe (9) : Alquife-Cogollos - 30 mai 2019

Encore une journée extraordinaire.
- Je quitté tranquillement l'auberge de Manuel vers 9h.
➡ Me voici en train de longer la mina de hierro... Il y a un chemin interdit ⛔ pour monter sur le terril. J'y vais. Anciennes habitations en ruine de mineurs.
- Et pas moyen d'avoir une vue d'ensemble du site minier. En revanche, belles plongées sur Alquife.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

▶ Petit blues d'intello médiocre : ai le sentiment de plus de réalité humaine dans ces travailleurs (ou même chez ces bergers croisés), que chez ces universitaires condescendants et méprisants que j'ai trop fréquentés.
"Ohé artisans, ouvriers et paysans (et bergers)... Montez de la mine, descendez des collines, camarades !"... Vapeurs marxistes dans ma tête... Et combien de haines et de colères justifiées.
- On le voit aussi dans ces charbonnages fermés de Belgique (Charleroi où nous nous sommes mariés, mon épouse et moi), ou du Nord. Combien de rêves, de frustrations accumulées...
... pour des ruines (d'aujourd'hui)

Image/photo

➡ Chemin tout droit. Un berger, moutons, chèvres 🐏 et chiens.
- On voit Jerez de Marquesado : chouette, le paysage est plat, c'est tout près !

Image/photo

Image/photo

PIÈGE : boum, un ravin ! Et un gué à traverser tout en bas...🏞

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Très très beau village dans un site exceptionnel. Je m'arrête dans un bar pas très accueillant : réserve prudente des andalous ?


Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Je repars. Le chemin croise d'autres gués.
Puis il grimpe à travers des terres pierreuses, puis un bois de pins. On arrive à un col : nouveau panorama.


Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

... Et surtout, il y a un lac en bas. Le sentier le rejoint.


Image/photo

J'en profite pour me baigner 🏊 : température à point. Mmmmmh ! Plaisir gratuit.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ 3 kms encore jusqu'à Cogollos. Un habitant m'indique la "casa rural" de Juan Carlos, chez qui je dors. Tout seul dans une belle et grande maison.
Bel accueil très professionnel.
- Rite habituel : douche, sieste, courses, soirée au calme. Énorme chien moche, mais sympa.

Image/photo

-------
➡ Grand silence intérieur paisible, et rempli de la terre andalouse, de la vie végétale, animale, des rares et précieuses rencontres.
- Paix totale.

Image/photo




Camino mozarabe (10) : Cogollos-Guadix

Toujours des étapes sublimes.
- Ce matin, c'est mon anniversaire. Le gros chien de mon hôte me le signale, et lui, Juan Carlos m'offre des viennoiseries...
➡ Je marche dans une vaste plaine, avec un vent violent. Je croise encore des bergers, des troupeaux... 🐑

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Puis le Camino descend dans un ravin où, plus j'avance, plus le pays est sauvage, avec des falaises rocheuses.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Une pause nature sous les arbres. Encore un coin de paradis.
- Peu de population. Là une habitation contre la falaise, ici un tracteur 🚜 dont le conducteur me salue amicalement.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Le Camino continue dans la vallée pendant plusieurs kilomètres.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Et c'est l'arrivée magique sur Guadix ! Les montagnes forment une sorte d'entrée royale.
- Puis on traverse un quartier de maisons troglodytes, dont j'aurais l'explication demain.
Cela rappelle la Cappadoce !

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

▶ On contourne l'impressionnante forteresse, on ressent l'influence musulmane...

Image/photo

Image/photo

...puis par des petites rues, j'arrive à la Casona de la Luz. J'apprends que cette maison est d'origine romaine, puis refaite par les arabes.

Je suis accueilli par Gabi et Pepe.
- Gabi tient l'auberge et pratique l'ostéopathie. Pepe prépare des crêpes...
- De la terrasse de la Casona de la Luz, la vue s'étend sur la ville de Guadix.

Image/photo

-------
Problèmes de moignon. Ai dû changer de manchon, parce que je maigris. Très douloureux...
- J'ouvre la boîte de compeed achetée à Decathlon pour soigner un début de plaie : vide !!!! Un petit malin a ouvert la boîte dans le magasin, et a pris tout le contenu. Ce n'est pas grave, mais c'est vexant.
▶ Le soir, je vais manger à la "Alcazaba", sous la forteresse...

Image/photo

-------
Plusieurs membres de l'association m'invitent à rester une nuit de plus. Pourquoi pas ? La ciudad e espléndido...
...et je n'ai encore rien vu



Camino mozarabe (11) : Guadix

GUADIX : Autant l'avouer, j'ai été scotché par cette cité !

Image/photo

➡ Gabi m'invite à aller voir le "mercado", le marché. Pour l'instant, c'est du déjà connu.
- Toutefois, je suis rabroué 2 fois parce que je prends des photos. Restons prudent.

Image/photo

➡ Il est midi : je me rends à la Cathédrale où je tombe sur un mariage. Il y a une chorale exceptionnelle et une chanteuse de très haut niveau 🎶.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Je voudrais rester un peu, mais je me fais jeter par le gardien... non sans avoir photographié la très réussie copie de la Piéta de Michel-Ange.
... La Cathédrale doit aussi faire la sieste.
- J'erre dans la Ciudad, admiratif des bâtiments, des petites ruelles, des couleurs... des quartiers piétonniers.

Image/photo
Le foot, institution nationale

Image/photo
La casona de la Luz, maison romaine, puis arabe, où je loge...

-------
➡ Fin d'après midi, Paco, de l'association Mozarabe, vient me chercher et me fait visiter la ville, sous l'angle historique, cette fois.
- Les dates : colonie romaine, 1ère communauté chrétienne dès le premier siècle, invasion Maure, la Reconquista de 1492 (par des traités), la reconstruction catholique, la désastreuse Guerre d'Espagne...
- Les "cuevas" (cavernes) sont les lieux où les musulmans se sont réfugiés. Je fais le parallèle avec la Cappadoce, qui ressemble à cette région, où là-bas, en revanche, ce sont les chrétiens qui se sont réfugiés dans les cavernes lors de la conquête musulmane.

Image/photo

Image/photo

▶ Église San Francisco (où je fais la connaissance du curé qui a fait l'École biblique de Jérusalem) ;

Place de la Constitution (ravagée par les troupes de Franco et magnifiquement reconstruite) ;

Image/photo

Image/photo
À gauche, l'arcade originale, à droite, la reconstruite : la différence est subtile !

Les façades de la Cathédrale et les symboles (j'ai quelque doute sur certaines évocations historiques, mais c'est si riche !) ;

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Astuce architecturale : forme d'un calice, dans l'ombre. Je le demande où Perceval est allé chercher le Graal 😂

les petites rues arabes ;

Image/photo

la place des thermes romains ; l'église dominicaine et son plafond boisé.

Image/photo

▶ Nous tombons par hasard sur une étrange procession...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Représentation goscinno-uderzienne de cette vieille tradition 😶

- On continue avec le mirador qui domine la ville et les environs (cuevas, forteresse, Sierra Nevada et autres, etc.) sur 360° ;

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

et le théâtre romain découvert lors de la construction d'un parking !

Image/photo

... Tout ça, expliqué par un Paco inépuisable, dont je ne comprenais pas tout, mais passionnant et passionné !
Merci Paco 👏

Image/photo

➡ La soirée se termine à la taverne "la bodeguilla" où Paco m'offre tapas et surtout un petit vin liquoreux (de los Reyes) de derrière les fagots, dont j'ai encore la saveur au fond de la gorge !

Image/photo

Image/photo

▶ Quelle journée étonnante...



Camino mozarabe (12) : Guadix-Baños de Graena

Difficile de quitter cette belle cité de Guadix. Je traîne un peu. Adieu Gabi, Pepe, tout le monde...
- J'erre un peu en ville, histoire de retrouver, seul, les lieux vus avec Paco. Petit tour au mirador.
➡ Le sentier quitte résolument Guadix. On grimpe vers les montagnes.
- Je suis un berger et son troupeau durant un bon kilomètre.

Image/photo

Très vite, les paysages redeviennent sauvages. Les falaises sont constellés de grottes.
➡ Après avoir longé la barrière de rochers, le chemin grimpe dans des bois. C'est magnifique.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

J'essaie de photographier des lézards à la queue rouge. Pas simple, mais j'y parviens.

Image/photo

Image/photo

- Je fais une longue pause paradisiaque sous un arbre 🌲. Silence magique ! Si j'avais pu y passer la nuit !

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Le camino descend légèrement, puis remonte vers un canyon.
- Je m'amuse du transport aérien de l'électricité espagnole : notamment, un poteau suspendu en l'air au-dessus du vide.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Puis le chemin redescend dans le village de Purullena où je m'arrête pour une pause tapa + (naturellement) un tinto de verano.

Image/photo

Image/photo

➡ Il fait chaud, mais je le supporte bien.
- On entre dans ce type de pays que j'adore : d'abord le village de Marchal suspendu sur la falaise avec de nombreuses maisons blanches et troglodytes (dans les cuevas).

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Je fais une pause dans un lieu aménagé par la municipalité. Ensuite, la route grimpe abrupte, et je croise un chevreuil.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Bonjour, Chevreuil

Image/photo

Oh, il m'a vu !

Image/photo

- Dernier petit bout à plat, jusqu'au beau village (thermal) de "Banos de Graena" où j'arrive vers 16h30.
➡ Je loge à l'hôtel Soledao : il semble que je suis tout seul. Les hôtes sont très sympas, avec une petite dose d'humour.
-------
Cette journée, ce sont surtout les paysages que j'aime beaucoup... et des chemins bien adaptés au peregrino.



Camino mozarabe (13) : Graena-La Peza

Lever vers 7h. Je traîne un peu. On est bien, là. Desayuno à l'hôtel. Tostadas et café con leche. Pars vers 9h30.

Image/photo

- Me sens fatigué.
➡ À Graena, je grimpe un escalier raide vers le mirador avec une statue de ND. Des chiens aboient. Beau panorama.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Toujours des cuevas. J'adore ce genre de paysage.
Belle route de montagne avec des vues panoramiques.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Le Camino emprunte un sentier poussiéreux sur plusieurs kilomètres. Il y a des vignes !
- Pause dans un pré avec oliviers.

Image/photo

Puis le chemin rejoint une carretera avec des échappées encore plus spectaculaires. On a dépassé les 150 km depuis Almeria.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ 1 km avant La Peza, nouveau chemin vers la droite à flanc de colline, puis descente un peu casse gueule sur une ligne de crêtes vers La Peza.

Image/photo
Image/photo

Image/photo

- Arrivée à l'auberge, j'appelle l'Ayutamento. L'employé municipal n'a pas le code d'accès, mais la clé.
Auberge dans une cour. On entend des musiciens d'une école de musique.
- Hébergement fonctionnel, sans plus...
▶ Il y a un autre marcheur, Andres, espagnol. Il est assez réticent à me confier le codigo ! Bon, il l'accepte. Sympa et avenant, ensuite.
➡ Sieste, écris, lave linge, courses et repas du soir. Je commence un roman qui traînait ici.
-------
C'est vrai qu'on passe plus de temps dans les auberges que sur le chemin. Mais il ne se passe rien, quand on est seul.



Camino mozarabe (14) : La Peza-Tocón - 4 juin 2019 -

- L'étape jusqu'à Quéntar,28 km, doit être coupée en deux. Il y a un hébergement à Tocón, petit hameau un peu à part, à mi-chemin.
Me lève tôt et pars vers 8h30.
➡ Côte abrupte au départ de La Peza. Puis montée plus douce.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Progressivement, je marche sur une ligne de crêtes, par un chemin facile pour les peregrinos... entre 1200 et 1300 m.
- Paysages admirables comme je les aime.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Toiles d'araignée à faire frémir Bilbon !

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Pause sous les bois. Petit malaise. On reste sur les sommets. Le vent est fort. Ça équilibre le Soleil.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Descente vers la Carretera.
Choix : le Camino longe la route. J'essaie, mais c'est du sable et des cailloux, le pire pour une marche avec prothèse.
... Je ne suis pas maso. Je retourne marcher sur la Carretera.
- Longue montée tranquille. Personne sur la route.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

À gauche, le Camino, à droite, la Carretera : Mon choix est fait !

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Arrive au Col de Puedo Blancarès (1297 m).
- Enfin un petit chemin (avec barrière de protection) descend tranquillement vers Tocón de Quéntar.

Image/photo

Image/photo

Tout petit village, coupé du monde (des réseaux, j'entends)
➡ Donativo tranquille dans ce village isolé. Je suis seul.

Image/photo

Le dernier à être passé ici date d'une semaine.
- Pas de réseau, mais UNE BAIGNOIRE ! Pas grand chose à manger.(légumes et soupe).
- Sieste jusqu'à 19h45 ! Je devais en avoir besoin. Je prends un bon bain, puis je mange une soupe et une boîte de légumes... et de nouveau, dodo
-------

Suis dans l'état de paix tranquille du Camino. Le fait qu'il n'y ait pas de réseau est profitable.



Camino mozarabe (15) : Tocón-Quentár

🤕 Il y a des journées comme ça sur le Camino !
🌠 Tocón. Dans la nuit, pour profiter du fait d'être isolé du monde, je me lève pour contempler les étoiles 🌌
...Grrrr ! Pas de chance : cette nuit là, le ciel est couvert !
➡ Le matin, je me lève très tôt. Il reste un peu de soupe. Il n'y a plus rien à manger. On verra bien. Je pars vers 7h.
▶ Il fait très froid et je tremble. D'ailleurs, je vais garder la polaire toute la journée. Seuls les énormes crapauds monstres sortent 🐸

Image/photo

- Je suis la carretera tranquille sur 2 km. Mais il faut rejoindre le Camino que j'ai abandonné hier. Jardins et chiens...

Image/photo

➡ Waouh : une montée très raide à travers bois est nécessaire pour le retrouver : bon pour mettre en forme le matin.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

🍃 Il fait toujours très frais, le ciel est couvert et un vent froid balaie la montagne.
Le chemin monte, puis redescend. Les paysages sont extraordinaires et le Soleil ⛅ pointe son nez.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ En bas, pause. Problèmes de prothèse, le moignon me fait souffrir. Trouve une solution provisoire !
➡ Puis c'est une longue montée magnifique de plus de 4 km pour atteindre le point le plus haut du Mozarabe : 1418 m.
- J'ai toujours préféré les montées aux descentes, car les panoramas se dégagent et s'élargissent.

Image/photo

Image/photo

Je me trompe 2 fois, croyant être au sommet.
▶ Une première fois, sur un balcon qui s'ouvre vers le sud-est, avec les cimes enneigées de la Sierra Nevada.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

▶ Une seconde fois, dans les bois.
- En fait, le sommet se situe au niveau d'une carrière toute blanche. La lumière est forte.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Puis c'est la descente vers Quentar. Extrêmement casse-gueule. Je fais une super chute-glissade et atterrit dans les ronces !

Image/photo

Image/photo
C'est là que j'ai glissé et atterri dans les ronces, à gauche... 🌵
Image/photo

- Heureusement, je me fais rarement mal, parce qu'avec ma jambe amputée, j'ai l'habitude de tomber... Sauf bien sûr, les égratignures dues aux ronces !

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ À Quentar, je rate l'entrée et je suis contraint de faire un large tour, de me perdre dans ce village labyrinthe...

Image/photo

Enfin, je trouve l'hébergement : une guesthouse tenue par des anglo-saxons. Très sympa et cool.

Image/photo
Sympa, comme environnement...
Image/photo

🌪 Mais ce n'est pas le jour, je me prends une nouvelle glissade 🌧 dans la douche : un bleu sur la hanche, un coup douloureux dans le bras.
😵 Décidément, ce n'est pas la journée !!!
- Dans la guesthouse, il y a 4 ou 5 personnes, mais pas d'autres peregrinos...
➡ Trop faim : je n'ai presque rien mangé depuis hier matin. Je vais dîner dans un restaurant.
... Mais ce n'est vraiment pas bon. Je le déconseille.
➡ Dans la guesthouse, ça tchatche tard. Difficile de dormir.
-------
Malgré tous les petits désagréments, j'ai une super pêche. La nature sauvage est vivifiante.
- Suis très étonné de ma résistance physique !
... Et demain ! GRANADA. Je vais m'éclater à Grenade (bon, c'était facile !!! 🎊)



Camino mozarabe (16) : Quentar-Granada

Aujourd'hui 18 km : c'est beaucoup... et journée tellement dense et belle que j'ai du mal à trier les photos.
➡ Lever tôt en silence. Tout le monde dort. Thé et boissons et je m'enfuis. Il fait beau.
- Pas un bruit dans Quentar, sauf les chiens... L'un me colle aux basques toute la traversée du village 🐶
- Jusqu'à Dudar, on suit un petit sentier dans les herbes.

Image/photo

Image/photo

➡ Puis après Dudar, le Camino attaque une montée raide, une des plus difficiles depuis le départ.
- Mais quel spectacle une fois en haut !!! Un ancien aqueduc romain dans la montée.
Image/photo

Image/photo

Image/photo


- Puis pendant plusieurs kilomètres, je vais marcher sur une ligne de crêtes de rêve. Des vues sensationnelles sur la Sierra Nevada ; de l'autre, des plans successifs de montagnes à 1300-1400 m... En bas, des oliviers, des casas et cortijos colorées, des chemins, une végétation de toutes les teintes.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

▶ Le paradis du peregrino !
D'ailleurs, je prends (perds ?) du temps à photographier ; je profite de longues pauses...
et je me rappelle que je n'ai rien à bouffer sauf des raisins secs et du lait concentré...
➡ Au bout de quelques kilomètres, la longue descente vers Granada commence.
- La belle Ciudad se fait désirer. Elle se cache derrière une barrière de montagnes.
Je croise chèvres, moutons, berger. Le Soleil ☀ tape, mais je supporte sans difficulté.

Image/photo

Image/photo

▶ La descente est abrupte. Je fais une pause près d'une grosse bâtisse abandonnée : "Jesus del Valle".

Image/photo

Image/photo

➡ Nouvelle marche dans des oliveraies, puis dans des sous-bois et des fourrées.
- Le Camino arrive dans un village, et brusquement surgit l'imposante Abadia (Abbaye) de Sacramento qui domine la vallée.

Image/photo

Image/photo

▶ Grimpette raide pour accéder là haut. Je fais la connaissance de 2 français de Vitré (j'ignorais si j'étais encore capable de parler cette langue !) et on reste longtemps à bavarder.
- Depuis la terrasse de l'Abadia, on a une vue sur l'Alhambra et sur Granada : ENFIN !!!

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ L'entrée dans la ville est magnifique : on longe des cuevas, l'Alhambra surplombe.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Pardonnez-moi. Je suis un peu narcissique, aujourd'hui...

Image/photo

... Je marche jusque chez les sœurs qui m'hébergent : elles sont très étonnées de me voir, et même un peu perdues (à cause de ma jambe, semble-t-il !).
- Mais tout s'organise. Il est déjà 18h. Douche, repos.
... Et n'oublions pas : presque rien mangé depuis ce matin.

Image/photo
La borne 200 km, dans le jardin des sœurs

➡ Petit restaurant en ville : la "Meson Botafumeiro". Si, si ! (J'avais trouvé tellement ridicule ce rite, à Santiago...). On y mange très bien.
-----
Incontestablement, une des plus belles marches depuis Almeria.
- Et quelle ville splendide ! J'ai demandé aux sœurs de rester deux jours...



Camino mozarabe (17) : Granada - 7 juin 2019 -

Granada : je loge chez les sœurs. Communauté d'indiennes principalement.

Image/photo

➡ Prends le desayuno avec une señora apparemment riche, assez BCBG (elle change de toilette plusieurs fois par jour) et extrêmement cultivée (parlant plusieurs langues). Mais aussi très blessée par la vie.
▶ Elle me recommande des musées, des petites rues, des palais, des cuevas...
- l'Alhambra est inaccessible, il faut réserver.
➡ Je me rends au Palais des Olvidados. Exposición sur la musique espagnole, surtout le Flamenco, son histoire, avec vidéos et écoutes..

Image/photo

Image/photo

▶ Puis Expo sur l'histoire de l'Inquisition : passionnant. Je prends des tas de notes.
- L'Église catholique a un lourd passif. J'ai toujours estimé que l'Inquisition est la matrice des totalitarismes idéologiques de ces derniers temps.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photoImage/photo

Image/photo

- D'ailleurs, l'expo établit un pont avec la Terreur, lors de la Révolution Française.
... une figure de l'Esprit, au sens hégélien du terme, effrayante à nos yeux subjectifs contemporains, épris de liberté, mais que n'ont pas renié nos Franco, Staline, Goebbels, Mao du siècle passé.

Image/photoImage/photo
▶ Sortant d'une expo sur l'Inquisition, je me garderai bien d'une condamnation éthique a priori de phénomènes historiques d'un autre temps.. Inutile d'entrer dans ce jeu ! Ça n'a pas de sens, même si notre subjectivité est choquée.

Image/photo

Image/photo

▶ En revanche, je me pose des questions par rapport à la sympathique communauté de hermanas qui me reçoit : une représentation du Christ sous la forme d'un beau danois blanc chevelu... et un lieu somme toute assez luxueux.
▶ Bon, je ne vais pas me plaindre : le repas du midi (l'almuerzo) est pantagruélique... Waouh !
- En attendant, je vais me balader dans les petites rues, sous l'Albaycin, en songeant aux belles musiques de Granados, de Falla ou d'Albeniz sur ce thème...
Il me manque un piano 🎶🎹🎶

Image/photo
Image/photo

Image/photo

➡ Longue longue sieste l'après-midi.
- Puis je me rends en ville.
Par hasard, je tombe sur une gigantesque manif bon enfant, concernant la liberté sexuelle... avec musique, batteries, danseurs.
Décidément les manifs latinos sont bien singulières par rapport à nos manifs franchouillardes.

Image/photo

Image/photo

▶ Suis impressionné par le peu de voitures qui circulent... Des taxis hybrides ou électriques, des 2 roues. C'est bien organisé et agréable pour les piétons.
▶ Je monte ensuite à l'Alhambra. Aucune perspective d'ensemble trouvée (pas pris le temps !). Pas mieux que cette porte mauresque...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ La soirée se termine avec un super concert flamenco au Palais des Olvidados.
- La danse est le seul art où le corps est lui-même œuvre d'art...sur des accords de guitare aux harmonies identiques, mais aux timbres et sonorités complexes : 1 guitariste 🎸, 1 chanteur, 2 danseuse et danseur.
- Écho à l'expo de ce matin

Image/photo

NB. La señora de ce matin ne signalera toutefois que ça reste très commercial.
Bon ce n'est pas gênant, j'ai passé une super soirée.
- Retour vers 23h. Il me faudra sonner plusieurs fois à la porte des hermanas pour qu'elles viennent m'ouvrir...
- Quelle riche journée dans cette cité exceptionnelle...



Camino mozarabe (18) : Granada-Bucor (sous les oliviers)

Ai du mal à vouloir quitter Granada, après ces 2 jours.
- Je prends le desayuno gargantuesque avec Lou, la dame riche dont j'ai parlé hier.
➡ Au revoir, tout le monde, les hermanas indiennes.

Image/photo

➡ Marche dans la ville.
La Cathédrale est fermée et gardée par des policiers.

Image/photo

- Dans la rue, il y a des sculptures en bronze qui évoquent des aspects du monde andalou.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Je marche jusqu'au tram qui m'emmène à l'arrêt Anfiteatro de Maracena. On traverse Maracena, on sort de la ville.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Côté nature, ce n'est pas terrible. Longue marche plate jusqu'à Atarfe. Arrêt dans le parc municipal...

Image/photo

Image/photo

- Les balises sont rares, voire invisibles. Un vrai jeu de pistes sur cette partie du chemin.
▶ La sortie d'Atarfe est interminable. Le Camino longe des zones industrielles.
➡ Le Camino accompagne la voie ferrée durant de longs kilomètres.
Il fait chaud, mais le ciel est couvert d'un léger voile.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Arrivée à Pinos Puente, on ne se comprend pas avec l'hébergement. Je perds plus d'une heure à tourner en rond, alors que je crève de chaud et que j'ai 17 km sur du bitume et de poussière dans les jambes...

Image/photo

- Quand, enfin, je trouve le gîte, je me fais accueillir comme si j'étais un intrus. Passons les détails...
- D'autres désagréments se mêlent à cela...
Ai des troubles de mémoire...
▶ Zut : je vais boire plusieurs cervezas, achète quelques courses, me dis que je dois garder un bon état d'esprit...
Pour cela, retrouver la nature !

Image/photo

➡ Je marche 5 km sur une route goudronnée, puis bifurque vers Bucor que je dépasse...
- Je pars au milieu des oliviers... et m'installe pour dormir dehors sous un arbre.

Image/photo

Image/photo

▶ Juste un petit souci dans la nuit : une sorte d'allergie dès que je sors la tête de la pèlerine.
Bizarre : une plante ! L'olivier.
- Mais je dors très bien.



Camino mozarabe (19) : oliviers-Moclin

Ai bien dormi, dehors, sous les oliviers🌙🌌. Il fait bon. À refaire.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Je marche tranquillement jusqu'à Olivares sous un ciel légèrement couvert, bientôt traversé par les rayons du Soleil.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- À Olivares, je commande un desayuno dans un café, à base de 🍅 tomates, huile d'olive et jamón, comme on me l'a expliqué chez les sœurs de Granada.
▶ Une charmante jeune espagnole, Blanca, vient me tenir compagnie. Elle cherche un compagnon pour faire Compostelle ! Je la renvoie vers les associations...
- Les habitants d'Olivares sont très sympas. Ils viennent m'interroger et me conseiller...
➡ C'est dimanche de Pentecôte. Par chance, j'attrape une eucharistie à l'église : rapide, des personnes âgées, un baptême, pas de sermon... Fin d'une époque !

Image/photo

➡ Grosse montée vers Moclin : 400 m de dénivelé en moins de 4 km ! Je surveille mon cœur et ma respiration (ne suis plus tout jeune)… et l'état de mon moignon.
- Suis très étonné de ma résistance physique !... en dépit de la chaleur.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

😢 Apprends le décès de Jean-Michel Pailhories (fidèle compagnon du Chemin) durant la grimpette. Ai de la peine.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Arrivé en haut, après une heure trente de marche, je me rends à l'hébergement réservé : personne !
- L'autre hébergement était complet...
- Je redescends au restaurant de ce magnifique village dominé par une impressionnante forteresse.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Belle ambiance au restaurant..'
▶ vers 15h30, je retourne au gîte. Toujours personne et mon téléphone est naze.
- À 17h30, je retourne au restaurant où un espagnol, voyant mon désarroi, m'emmène chez la gestionnaire du gîte.
👿 Celle-ci est de mauvaise humeur (on a dû la sortir de sa sieste). Bon gré, mal gré, elle monte au gîte, me donne une chambre, encaisse 30€ pour un local vide et quelconque, et m'enferme dans la propriété !
... Heureusement, ai fini par trouver un passage par où sortir.
▶ Les aseos (douche) ne sont pas simples pour un handicapé !
▶ Rien à bouffer : je finis par trouver un vieux paquet de pâtes dans une cave -dont j'ai repéré la clé-.
🙂 Décidément, les hébergements ne me réussissent pas depuis 3 jours ! Telle est la vie du pèlerin qui ne se plaint pas 🙃

Image/photo

- Cela dit, les habitants de Moclin sont très sympas et le village absolument sublime !
Dodo. À demain pour une longue longue journée.



Camino mozarabe (20) : Moclin-Alcala - 10 juin 2019 -

Aujourd'hui, je tente une folie. 22 km, en partant un peu avant 10h.
- En réalité, il faut que je me fasse à l'heure espagnole : entre 14h et 18h, mieux vaut être discret... Il ne fait pas trop chaud. Je marcherai à cette heure-là.
➡ Je vais manger le desayuno au resto de Moclin. Encore une fois, tostadas avec crème de tomates, huile d'olive et jamón...
- On me signale qu'il ne s'agit pas d'une spécialité andalouse, mais catalane...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- J'aime beaucoup l'ambiance d'ici. Derniers adieux au monsieur qui m'a aidé hier et aux gens du café.
▶ Ai dû mal à partir.
➡ La descente est rude. Je préfère marcher sur la route...
- Puis le sentier s'enfonce dans les oliviers. Il y en a à perte de vue.

Image/photo

Image/photo
Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Nouvelle marche sur la carreterra jusqu'à la route nationale qu'on traverse.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Puis le chemin monte à travers les oliviers pour une des grimpettes les plus dures que j'ai faites (en tant qu'amputé, bien sûr : marche à devers, raide, sableuse... : quelqu'un de normal n'aura pas de difficulté).

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- La descente est sympa.
➡ On remonte vers le village de Ermita Nueva (13 km, déjà). Aucun bar ouvert : aïe ! Je ne suis pas sûr d'avoir assez d'eau !!! Faudra économiser.

Image/photo

Image/photo

➡ Les paysages sont très beaux. Toutefois, durant plusieurs kilomètres, il y a pas d'arbres, ni ombre...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Puis commence une longue montée vers Alcala la Real.
Les derniers kilomètres sont assez pénibles...

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Petite fleur qui s'avance courageusement sur le bitume

➡ L'entrée dans la ville n'est pas terrible non plus.
Mais on entrevoit des plongées vers la vieille ville et un majestueux château qui domine la cité.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

▶ Des malins ont tracé des flèches jaune-vertes sur le sol. Je les suis : mais ce ne sont pas les bonnes. Je me retrouve sud de la ville, à contresens.
- GPS, GPS, au secours ! Je retrouve la bonne route. En ville, c'est toujours compliqué.
- Pot rafraîchissant : tinto de verano, bien sûr. Il est 18h : les espagnols sortent.
➡ Le gîte où je loge (Casa Marisa) est très bien et pas cher.
Dernière sieste, douche, repas et repos.
- Demain, j'envisage de dormir dehors une nouvelle fois... Tous les hébergements sont pleins ou n'acceptent pas des marcheurs seuls...


Camino mozarabe (21) : Alcala-oliviers après Venta del Carrizal

Ce matin, je prends le temps de profiter du confort de l'hébergement (Casa Marisa). J'écris et me repose.
➡ Petit déjeuner (desayuno) Dans un bar déjà très animé : cafe con leche, zumo de naranjas et churros. Ai du mal à finir les churros !

Image/photo

- Quelques courses : ai décidé de dormir dehors. Alcaudete est trop loin, et les demandes d'hébergement n'ont rien donné (à Castillo de Locubin, notamment : un peu en dehors du Camino).
➡ Je pars vers midi. La chaleur est supportable, je suis en forme.
- On quitte Alcala par une longue descente : les vues sur la Ciudad et sa citadelle sont à contre jour, mais je parviens à faire quelques photos.

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Petite croix dans les oliviers.

▶ À un moment, brusquement plus d'oliviers à droite, mais des cerisiers croulants de cerises. Depuis Almeria et sa région (🍊), je n'ai plus la chance de cueillir des fruits directement dans les arbres ! 🍒🍒 Je remplis un sac (ça coûtera des clopinettes au propriétaire) et je savoure !

Image/photo

- Petit hameau et pause près d'un ancien lavoir.

Image/photo

Image/photo

- Quelques petites grimpettes tranquilles.

➡ Le chemin est toujours au milieu de collines couvertes d'oliviers. Il s'enfonce dans une vallée.
- C'est très beau, mais il y a un gros souci (qui dérange mon âme de musicien) : toujours des bruits mécaniques.
En effet, on longe la RN de Granada à Cordoba. Et dans les oliviers, on entend des tracteurs 🚜, des tronçonneuses, des débroussailleuses... Jamais du silence naturel.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ 8 km après le départ, il y a une mauvaise indication. Le chemin grimpe, parvient à une ruine et rejoint un carrefour à 2,5 km de Castillo de Locubin.
- Le village flanqué sur la montagne est magnifique, et je comprends pourquoi les gîtes sont pleins.
Mais je me suis éloigné et surtout les balises ont disparu !
- Je regarde le programme que m'a donné Paco à Guadix : Il fallait traverser quelque part la RN !
➡ Pour rejoindre le Camino, il faut longer une route hyper dangereuse, arriver sur un grand rond point avec la RN, passer sous un pont et revenir en arrière. Je ne suis pas rassuré et un chouia en colère. Entre 2 et 3 km de plus.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

La 🌒 Lune se lève derrière les Collines...

Image/photo

➡ La suite se passe dans des paysages un peu plus variés que les oliviers, avant une descente vers le village de Venta del Carrizal. Il est 17h30.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Une fiesta se prépare. Un café. Je commande cerveza et tapas, et regarde les préparatifs de la fête qui aura lieu demain.

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Balise cachée ! Pas étonnant qu'on s'égare quelquefois...

➡ Après 19h, je repars.

Image/photo

Image/photo

Je croise une petite tortue : que fait-elle ici ?

Image/photo

- Je grimpe dans les oliviers et me cherche un petit coin pour dormir.
J'avise un olivier tranquille. Il y a de la paille.
😲 Erreur de ma part : enlever la paille de mon sac de couchage le lendemain matin sera un vrai travail de forçat !
➡ Nuit étoilée : majestueux. On voit presque la Voie Lactée...🌌
Image/photo
(Photo piquée sur un site andalou)


Nicolas de
                            Rauglaudre

Camino mozarabe (22) : sous les oliviers-Alcaudete - 12 juin 2019 -

Me voici dans les oliviers. En fin de nuit, il fait froid.

Image/photo

Image/photo

Comme prévu, je passe près d'une heure à (bêtement) nettoyer la paille qui s'est partout infiltrée !
- La nuit a été belle, avec les étoiles.
➡ Je marche tranquillement vers Alcaudete. Oliviers, oliviers, oliviers à perte de vue...
- Belles maisons abandonnées, aussi. Triste...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Il y a une grosse usine dans la vallée.
▶ Comme je l'ai écrit hier, il y a toujours un bruit de moteur au fond. C'est dommage...

Image/photo

Image/photo

➡ Juste en arrivant à Alcaudete, Il y a une fontaine. Machinalement, je m'y arrête, sans savoir que...
... que cette fontaine est une source qui, juste en-dessous, a donné naissance à un sanctuaire marial.

Image/photo

Image/photo
(Il reste 1114 km avant Santiago)

▶ Une magnifique église survient. C'est une grosse surprise. J'y entre. Un lieu profondément apaisant. Il y a une communauté de religieuses contemplatives.

Image/photo

Image/photo

- À la place des habituels retables des églises espagnoles, il y a une admirable représentation de "Nuestra Señora de la Fuensanta".
- On peut ne pas aimer, mais à titre personnel, je m'y suis laissé prendre.

Image/photo

▶ Naturellement, je me renseigne. Une apparition à un soldat en fuite et assoiffé... Il y a un mélange d'histoire, de légende et de piété médiévale. D'autant plus que ces événements se sont déroulés à l'époque de la Reconquista...
- Ça n'est égal : le site est admirable.

Image/photo

Image/photo

➡ Le Camino descend en ville par une longue allée d'arbres, de fleurs, où les passants viennent se promener.

Image/photo

Image/photo

➡ Je descends au gîte : c'est un centre sportif. On ne peut me recevoir avant 16h. Quand on a passé la nuit dehors, on aimerait bien une petite sieste.
- Je retourne manger une pizza dans un café en bas de la grande allée précédente.
▶ Puis à 16h, j'arrive au centre sportif. Le logement ? Une petite salle de sport, avec matelas par terre. Douches collectives. Le peregrino se contente de ce qu'on lui donne !

Image/photo

- Durant la soirée, j'entends des enfants qui jouent...
- Courses et vite dodo : demain, j'envisage de faire les 25 km entre Alcaudete et Baena d'un coup. Il n'y a ni ravitaillement, ni eau, ni village... Il faudra partir tôt.



Camino mozarabe (23) : Alcaudete-Baena

Un challenge, ai-je signalé : 25 km ! Je me lève à 4h, grignote, me prépare et file dans la nuit à 5h.
- Une riche et belle journée m'attend.
➡ Il fait nuit. Après avoir quitté Alcaudete, je marche sur une petite route tranquille.

Image/photo

Image/photo

- Le Camino longe un immense parc de panneaux solaires. Au moment du lever du Soleil 🌄, on entend des craquements... comme si les panneaux s'ébrouaient !

Image/photo

Image/photo

🤔 Ai des problèmes de moignon. Je dois m'arrêter longuement et soigner, vu la longueur de l'étape.
➡ Le chemin descend, les paysages semblent changer.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Puis il remonte et rejoint la RN.
- Il passe une rivière presque asséchée...

Image/photo

➡ Le sentier remonte brutalement, chemine dans les oliviers...

Image/photo

Image/photo

et redescend vers un lac... En fait, une lagune desséchée qui doit se remplir l'hiver.
▶ Il s'agit d'un des plus beaux paysages que j'ai vus depuis le départ d'Alméria. Malheureusement, le Soleil ⛅ se cache et je ne peux prendre de belles photos !

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

PS. Je ne me plaindrai pas des nuages, vue la longueur de l'étape.
- Je fais une longue pause. Il est 11h et j'ai parcouru 12 km.

Image/photo

Image/photo

➡ Le Camino fait le tour du Lac qui est une réserve naturelle.

Image/photo

Image/photo

▶ Croyant bien faire, j'essaie un chemin sensé couper un détour.
Mauvaise idée : je dois traverser un gué et mouiller sandales et pied de la prothèse !
➡ La route continue dans d'admirables paysages d'oliviers sur terre blanche.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Une ferme : des ânes, des chiens 🐕 aboient et cherchent à me mordre par derrière. Les bâtons de marche sont efficaces...

Image/photo

Image/photo

➡ Je fais une pause (16 km). Commence alors une interminable marche légèrement montante sur un large chemin caillouteux et sableux, blanc, sous le Soleil revenu... sans ombre, au milieu des oliviers.

Image/photo

- Nouvelle pause à 20 km. Je somnole et m'assoupis.
➡ 2 km avant Baena, ENFIN, ça change !
- Une grosse usine chimique envoie de gros soupirs qui résonnent loin.

Image/photo

Image/photo

J'apprendrai plus tard (par Antonio) qu'il s'agit d'une usine qui brûle les déchets d'olives et qui produit de l'électricité.
- Il y a également un nouveau grand parc de panneaux solaires.
L'Espagne s'avance dans les énergies renouvelables.
➡ Dernière côte, superbe vue sur Baena (malheureusement gâchée par des câbles électriques)...

Image/photo

Image/photo

▶ La descente est casse-gueule. Je descends prudemment sous un Soleil ☀ de plomb.
- L'entrée dans Baena est une montée raide. L'auberge est tout en haut ! Ouf. J'arrive : il est 17h.
➡ L'auberge : un dortoir. Il y a une peregrina. Les douches sont froides, mais je ne m'en plains pas, bien au contraire... après 12h de marche.
- La vue de là-haut est exceptionnelle.
➡ Vers 19h, Antonio, ami de l'association, passe me voir. Il parle français. On se donne rendez-vous à 20h au resto "El primero de la mañana".
- Antonio me parle de sa ville (20.000 habitants), de ses difficultés, de la dépendance à la monoculture de l'olivier, et divers points d'intérêt.
Il me déconseille de faire la dernière étape avant Cordoue : pas intéressante.
▶ Puis nous allons ensemble à une conférence sur ...
... le Camino de Santiago 😂
Je fais la connaissance de sa femme. La conférence tourne autour de 10 idées sur le Camino. Les côtés historiques et spirituels sont fortement développés. Je ne m'y reconnais pas trop.

Image/photo

➡ Retour à l'auberge vers 22h30

Image/photo

Quelle journée ! Les 25 kms ont été faits !!!
- Demain, repos.



Camino mozarabe (24) : journée à Baena

Dormir librement est un plaisir et un privilège des jours de repos. Je prends le temps de lire, d'écrire, faire des sudokus...
L'auberge domine toute la ville.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Des enfants préparent un spectacle sur l'esplanade du château.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ À travers des petits tours dans la cité de Baena, je descends prendre un desayuno au bar "El primero de la mañana".

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Quelques courses, nouvelle sieste.
➡ Dans l'après-midi, je vais visiter le musée de l'olive, selon la recommandation d'Antonio.
- Passionnant, surtout quand on a passé des journées à cheminer au milieu des oliveraies...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Baena est une capitale mondiale de l'huile d'olive.
Le jeune de l'entrée, Rafa, s'est montré très accueillant.
➡ En remontant, je m'arrête dîner au restaurant.

Image/photo

- Puis je flâne dans les petites rues, pour prendre des photos du coucher du Soleil 🌄, croiser des enfants qui jouent au foot, me retrouver au milieu du spectacle des enfants qui préparaient le matin...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Et vite coucher



Camino mozarabe (25) : Baena-Castro del Río - 15 juin 2019 -

- Sur Facebook, on a tchatché à propos d'un hébergement pour moi, à Castro del Río.
➡ Je pars confiant vers 8h30.
Au revoir, Baena, très belle cité !

Image/photo

- Route tranquille et facile au milieu des oliviers.
... puis large chemin tranquille et facile au milieu des oliviers.
- Des tas de petits lapins 🐰, mais pas moyen de les photographier.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

▶ En attendant et plutôt que photographier des oliviers à l'infini, voici quelques fruits de notre civilisation, en bord de route...

Image/photo

Image/photo
"Moi, je suis presque transparent"

Image/photo

Image/photo
Certains voudraient bien se cacher...

Image/photo
"Ne rougis pas, non, ne rougis pas !"

Image/photo
"On est tellement mieux à deux"

Image/photo
"...voire à plusieurs !"

Image/photo
"De toutes façons, je me demande bien à quoi je sers dans ce pays !"

➡ Le Camino franchit une rivière déjà vue : le Rio Guadajoz.

Image/photo

- Puis il s'engage sur une jolie petite route au milieu des oliviers... sauf sur la fin...

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Oh ! Un Ent s'est caché dans les rochers...

Image/photo
Aïe, ça pique

Image/photo

Image/photo
Ça pique toujours, mais derrière, qu'est-ce que ça sent bon !!!

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

----------
PROBLEMA DE IDIOMA
➡ Arrivée à Castro del Río après 19 km finalement assez paisibles.
Le rameau d'olivier n'est-il pas un symbole de paix ?

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Tout est fermé. Je frappe à la porte d'une casa rural sur la place de l'église. Réponse : "no sé", et on me claque la porte au nez. J'entends des rires derrière la porte (attention la parano, Nicolas !).

Image/photo

Un peu plus tard, je rappelle au téléphone : pas de place, et clac, sans mot de politesse..
▶ Ai essayé d'atteindre un ami du Camino, conseillé par l'association parisienne. Ce n'était pas le bon numéro : et celui qui ne répond raccroche et bloque son téléphone...
▶ Téléphone à la police rurale pour l'accès à l'auberge municipale. On ne se comprend pas...
- Je me retrouve tout bête sur la place de l'église. Bon, je descends vers l'Ayutamento...
...et je tombe sur l'ange 😇 de service :

Image/photo
"Non, ce n'est pas moi, désolé 🕊"

Image/photo

...en l'occurrence, un jeune peregrino du nom d'Ézéchiel, qui arrive de Malaga. Je suis le premier peregrino qu'il rencontre.
▶ Ezéchiel, au moins, se fait comprendre : "problema de idioma !!", conclut-il. Nous allons à la police : nous obtenons les clés du gîte municipal.
- Ok, ça ira : pas de cuisine pour une bonne tasse de thé. Mais pas grave : le reste y est, notamment une bonne douche chaude.
De plus, on ne paie rien ! Et c'est samedi...
- Je dors jusqu'à 20h30. Et rate des tentatives de contact par téléphone, ainsi qu'un spectacle équestre auquel j'étais invité.
➡ Dommage : problema de idioma !
FIN DES "PROBLEMAS DE IDIOMA"
----------

La nuit tombe 🌄
Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Vais manger (abondamment) dans un kebab. Ça me convient.
- et dodo.
🚶 Demain, dimanche. Je marche jusqu'à Espejo. Avec mon problema de idioma, je vais encore dormir dehors !!! à moins d'un nouvel ange 👼 ?!


Nicolas de
                          Rauglaudre

Camino mozarabe (26) : Castro-Espejo

Ce matin, je quitte Castro del Río vers 9h30, après un copieux desayuno dans un bar.
But : quelques kilomètres jusqu'à Espejo.

Image/photo

- À noter qu'il est dimanche et que mes "problemas de idioma" risquent une fois de plus de me compliquer la tâche, pour trouver un hébergement.
▶ Je me suis préparé mentalement à dormir dehors de nouveau, s'il le faut...
➡ Le ciel est couvert. On s'éloigne de Castro d'abord par une route bitumée, puis le chemin part dans la campagne.

Image/photo

L'olivier sert aussi à fabriquer des meubles...
Image/photo

Image/photo
Les chiens aboient, la caravane passe...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Des oliviers toujours, mais aussi des paysages nus.

Image/photo

Image/photo
.....Solitude.....

Image/photo
Image/photo


Image/photo
La rivière Guadajoz, fidèle compagnie par intermittence.

Image/photo

- Une montée et surtout une énorme surprise : l'apparition de la cité d'Espejo entre deux collines fait forte impression...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

▶ Je la prends en photo, malgré l'absence du Soleil. Je fais une longue pause.
- Puis on s'approche, on entre.

Image/photo

Image/photo

Sur un rond point, il y a une maquette de la forteresse qui domine le village.

Image/photo

Image/photo

➡ Il faut grimper raide pour atteindre la place principale. Il est 15h...

Image/photo

Image/photo

- Oh la chance ! Un bar est ouvert.
J'ai le système digestif dérangé, alors je commande du coca cola (c'est exceptionnel).
👼 Et voici l'ange du jour : un policier entre dans le bar. Je me précipite pour lui demander la clé de l'albergue municipal...
▶ C'est OK : il m'accompagne, m'installe.
Une confidence : des 4 auberges municipales de ces derniers jours (Alcaudete, Baena, Castro et donc , Espejo), celle d'Espejo est très nettement supérieure aux autres : cuisine, salle de bains avec douche à l'italienne (très important pour un amputé), télé, lits avec couettes...
➡ Il me reste quelques provisions. Je mange les restes, je bouquine, écris, regarde la télé...
... et sommeil.
- Donc, je ne dors pas dehors cette nuit !



Camino mozarabe (27) : Espejo-SantaCruz

Le gîte est confortable. Je ne serais pas pressé de le quitter si des travaux n'avaient commencé juste en face...

Image/photo

➡ La cité d'Espejo est vraiment magnifique. J'erre ça et là pour en profiter.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Je croise un peregrino qui accepte de me prendre en photo, mais qui n'est pas très liant.

Image/photo

- Du haut du village, on voit Santa Cruz avec l'impression que c'est tout près ! 13 km, en réalité, me dit un vieux monsieur espagnol, qui m'explique toute la région...

Image/photo

Image/photo

➡ La descente qui quitte Espejo est pentue... J'ai droit à une jolie glissade sur les fesses, à la sortie. Pas de bobo.
- Ces chemins sont pierreux, caillouteux et sableux : on dérape facilement...

Image/photo

Image/photo

- Très vite, on est dans les oliviers, mais pas uniquement. Il y a de plus en plus de tournesols 🌻 : la guerre des huiles ! (Je ne parle pas politique ! 😁).

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

- Aujourd'hui, il y a un vrai silence. Le Soleil ☀ tape : mais je suis habitué.

Image/photo

Image/photo

On croise cependant quelques voitures, tracteurs 🚜 et même un camion qui me klaxonne avec de grands signes.
➡ Le Camino s'engage dans un chemin plus étroit. Ça monte et descend...

Image/photo

Image/photo

- Une dernière pause toutefois près du fidèle fleuve Guadaroz qui accompagne le Camino depuis plusieurs jours.

Sauterelle vole...

Image/photo

Image/photo

➡ Le sentier rejoint la carretera, une RN : l'avant dernier kilomètre le long de cette route est hyper dangereux. Je ne suis pas rassuré !

Image/photo

Image/photo

- Ouf, le Camino quitte la route après une dernière traversée du Guadaroz, et termine sur un chemin tranquille.

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Sur le Camino, le bon chemin est souvent le plus étroit !

➡ Je loge à l'hôtel Bartola (pas Bartoli, me souffle Cécilia 🎶 !). Le gérant a fait le Camino. Il me montre des photos. L'accueil est très sympa et le confort à la hauteur... même si le prix est un peu cher pour ma bourse.
{NOTE : mais cela fait 2 jours que je ne paie pas l'hébergement !}
- Grosse grosse douche froide (il a fait très chaud aujourd'hui), repos, cena (plato combinado) et dodo.


Nicolas de
                        Rauglaudre

Camino mozarabe (28) : SantaCruz-Cordoba - 18 juin 2019 -

Dilemme de la nuit, suite échanges Facebook... Aller en bus jusqu'à Cordoue, ou prendre le risque de marcher 26 km et donc 2 jours de plus.
... sachant qu'il n'y a pas de gîte et que je serai contraint de dormir dehors. Mentalement, je m'y suis préparé.

Image/photo

Avec le gérant de l'hôtel, on regarde les horaires de bus. Suis un peu triste de quitter cet hôtel très accueillant. Je me rends, un peu culpabilisé, vers la station. Là une dame discute avec moi du Camino.
➡ C'est alors qu'une jeune femme 👸 s'arrête en voiture, et propose de m'emmener à Cordoba.
- Je ne me fais pas prier et toute culpabilité disparaît ! D'autant plus qu'elle est charmante. Elle se nomme Maria et arrive de Castro del Río.
➡ Et voilà : me voici à Cordoue grâce à un 👼 ange (en seat) de plus 🚗. Elle me dépose au Pont Gabriel.
... le long du Guadalquivir, ce fleuve que mes vieux cours d'espagnol m'avaient rendu mythique !

Image/photo

Image/photo

Image/photo

▶ Par acquis de conscience, je décide de remonter en sens inverse, quelques km le Camino.
- Je bavarde avec 2 français, de Mont-de-Marsan sur le Pont Romain.

Image/photo

Image/photo

- Puis en sortant de la ville, au bout de 3 km, je tombe sur le peregrino rencontré à Espejo... tout étonné de me voir là (et moi aussi ! 26 - 3km en une matinée : speedy !).

Image/photo

... Mais quand je lui explique que Maria m'a transporté sur ses ailes, il a compris et bien ri.
- Je grimpe dans un champ pour avoir une belle vue de la Cité. Puis je retourne en arrière en suivant un sentier sur la crête.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Retour, arrêt tinto de verano, entrée majestueuse dans la ville, le long de la Mozquita... Puis, par les petites rues, je rejoins l'hôtel Alcazar.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Entrée de l'hôtel

Image/photo

- Fernando m'attend. Et me voici installé dans une confortable (et bon marché) belle chambre. Douche, sieste...
➡ Le soir, je vais voir un restaurant, le Taurino Rincón, qui m'a été conseillé : pas de bol. On ne sert plus.
- Petite balade de la noche Et arrêt dans un resto, près de la statue d'Averroès. Bonne occasion de réviser l'histoire philosophique.

Image/photo

😡 Cela dit, le resto est cher, et quand je dois attendre 1/2 heure pour voir arriver le postre, je me fâche ! Les serveurs se confondent en excuses et me servent un délicieux digestif local, pour se faire pardonner 😁.

Image/photo

➡ Aujourd'hui, je n'ai pas marché 26 kms, mais les 6-7 kms refaits en sens inverse + les kms de marche dans la ville et les petites rues ont largement dépassé les 12 qui ont fait ma moyenne depuis le départ d'Alméria.
🕌⛪ CORDOUE : voilà, j'arrête ici pour cette fois. Demain visite.



Camino mozarabe (29) : une journée à Cordoba - 19 juin 2019 -

Cordoue-Cordoba : une merveille. Ai passé la journée à sillonner la cité historique. Ce que j'ai découvert, entre-autres :
▶ Cordoue est la ville la plus "arabe" (ou mauresque) de l'Espagne. Longtemps un Califat.
▶ Elle a été la plus grande ville d'Europe aux Xème et XIème siècles. Devancée par Bagdad si on intègre le Moyen Orient...

Image/photo

▶ Elle est la cité de Maïmonide et d'Averroès dont les œuvres ont influencé toute l'époque médiévale, et dont certaines facettes sont encore d'actualité.

Image/photo
Averroès

➡ La Mozquita -Mosquée-Cathédrale est la troisième plus grande mosquée du monde (derrière la Mecque et la Mosquée bleue d'Istanbul).
Au milieu, a été construit une cathédrale gothique : très étonnant.

Image/photo

Fais des essais de filtre différents avec. L'appareil photo 📷
Image/photo

Image/photo
C'est cette couleur ci qui est la plus proche de la réalité.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Étonnant cette cathédrale gothique au milieu de la Mosquée...

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Le quartier juif, la synagogue, et le musée séfarade (et sa mine d'informations sur l'histoire juive).

Image/photo

Maïmonide
Image/photo

Image/photo

La synagogue
Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo
Les artisans juifs sont devenus spécialistes de la broderie avec du fil d'or

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Ruelles et patios : il faut errer librement, et aller visiter le Palais de Viana, avec ses 12 patios intégrés.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Image/photo

Grande Place dont j'ai oublié le nom...
Image/photo

➡ Il y a aussi l'Alcazar. Pas vu l'intérieur... et à côté de l'hôtel.

Image/photo

Image/photo

Image/photo

➡ Physiquement, j'aurais bien continué à marcher : ce sont les chaussettes et les sandales qui ont le plus souffert.
Mais je suis attendu en Isère.
- À noter que je n'ai aucun souci de moignon : ni escarre, ni plaie, ni hématome... C'est bien la première fois !
- Quant au Mozarabe, j'encourage tous ceux qui le désirent, à s'y risquer. Sur cette adresse, vous aurez quelque idée de l'aventure.
À bientôt. Nicolas.