CAMINO MOZARABE 2
marche Mai-Juin 2019, entre Granada (Grenade) et Cordoba (Cordoue)

Mozarabe 1 : Almeria-Granada
        - Mozarabe 2 : Granada-Cordoba -

Mozarabe 3 : Cordoba-Mérida - cliquer
Mozarabe 4 : Merida-Salamanque (bientôt)
Le site est par ici
 Site de Nicolas de Rauglaudre   

Si les images sont longues à venir, soyez patients :
il y en a pour 29 Mo environ

sinon, vous pouvez les retrouver sur https://photos.nicolasderauglaudre.net
et des vidéos sur https://www.nicolasderauglaudre.net/videos/ 

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Camino mozarabe (18) : Granada-Bucor (sous les oliviers)

Ai du mal à vouloir quitter Granada, après ces 2 jours.
- Je prends le desayuno gargantuesque avec Lou, la dame riche dont j'ai parlé hier.
➡ Au revoir, tout le monde, les hermanas indiennes.

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➡ Marche dans la ville.
La Cathédrale est fermée et gardée par des policiers.

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- Dans la rue, il y a des sculptures en bronze qui évoquent des aspects du monde andalou.

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- Je marche jusqu'au tram qui m'emmène à l'arrêt Anfiteatro de Maracena. On traverse Maracena, on sort de la ville.

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➡ Côté nature, ce n'est pas terrible. Longue marche plate jusqu'à Atarfe. Arrêt dans le parc municipal...

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- Les balises sont rares, voire invisibles. Un vrai jeu de pistes sur cette partie du chemin.
▶ La sortie d'Atarfe est interminable. Le Camino longe des zones industrielles.
➡ Le Camino accompagne la voie ferrée durant de longs kilomètres.
Il fait chaud, mais le ciel est couvert d'un léger voile.

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➡ Arrivée à Pinos Puente, on ne se comprend pas avec l'hébergement. Je perds plus d'une heure à tourner en rond, alors que je crève de chaud et que j'ai 17 km sur du bitume et de poussière dans les jambes...

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- Quand, enfin, je trouve le gîte, je me fais accueillir comme si j'étais un intrus. Passons les détails...
- D'autres désagréments se mêlent à cela...
Ai des troubles de mémoire...
▶ Zut : je vais boire plusieurs cervezas, achète quelques courses, me dis que je dois garder un bon état d'esprit...
Pour cela, retrouver la nature !

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➡ Je marche 5 km sur une route goudronnée, puis bifurque vers Bucor que je dépasse...
- Je pars au milieu des oliviers... et m'installe pour dormir dehors sous un arbre.

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▶ Juste un petit souci dans la nuit : une sorte d'allergie dès que je sors la tête de la pèlerine.
Bizarre : une plante ! L'olivier.
- Mais je dors très bien.



Camino mozarabe (19) : oliviers-Moclin

Ai bien dormi, dehors, sous les oliviers🌙🌌. Il fait bon. À refaire.

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➡ Je marche tranquillement jusqu'à Olivares sous un ciel légèrement couvert, bientôt traversé par les rayons du Soleil.

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- À Olivares, je commande un desayuno dans un café, à base de 🍅 tomates, huile d'olive et jamón, comme on me l'a expliqué chez les sœurs de Granada.
▶ Une charmante jeune espagnole, Blanca, vient me tenir compagnie. Elle cherche un compagnon pour faire Compostelle ! Je la renvoie vers les associations...
- Les habitants d'Olivares sont très sympas. Ils viennent m'interroger et me conseiller...
➡ C'est dimanche de Pentecôte. Par chance, j'attrape une eucharistie à l'église : rapide, des personnes âgées, un baptême, pas de sermon... Fin d'une époque !

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➡ Grosse montée vers Moclin : 400 m de dénivelé en moins de 4 km ! Je surveille mon cœur et ma respiration (ne suis plus tout jeune)… et l'état de mon moignon.
- Suis très étonné de ma résistance physique !... en dépit de la chaleur.

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😢 Apprends le décès de Jean-Michel Pailhories (fidèle compagnon du Chemin) durant la grimpette. Ai de la peine.

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➡ Arrivé en haut, après une heure trente de marche, je me rends à l'hébergement réservé : personne !
- L'autre hébergement était complet...
- Je redescends au restaurant de ce magnifique village dominé par une impressionnante forteresse.

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Belle ambiance au restaurant..'
▶ vers 15h30, je retourne au gîte. Toujours personne et mon téléphone est naze.
- À 17h30, je retourne au restaurant où un espagnol, voyant mon désarroi, m'emmène chez la gestionnaire du gîte.
👿 Celle-ci est de mauvaise humeur (on a dû la sortir de sa sieste). Bon gré, mal gré, elle monte au gîte, me donne une chambre, encaisse 30€ pour un local vide et quelconque, et m'enferme dans la propriété !
... Heureusement, ai fini par trouver un passage par où sortir.
▶ Les aseos (douche) ne sont pas simples pour un handicapé !
▶ Rien à bouffer : je finis par trouver un vieux paquet de pâtes dans une cave -dont j'ai repéré la clé-.
🙂 Décidément, les hébergements ne me réussissent pas depuis 3 jours ! Telle est la vie du pèlerin qui ne se plaint pas 🙃

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- Cela dit, les habitants de Moclin sont très sympas et le village absolument sublime !
Dodo. À demain pour une longue longue journée.



Camino mozarabe (20) : Moclin-Alcala - 10 juin 2019 -

Aujourd'hui, je tente une folie. 22 km, en partant un peu avant 10h.
- En réalité, il faut que je me fasse à l'heure espagnole : entre 14h et 18h, mieux vaut être discret... Il ne fait pas trop chaud. Je marcherai à cette heure-là.
➡ Je vais manger le desayuno au resto de Moclin. Encore une fois, tostadas avec crème de tomates, huile d'olive et jamón...
- On me signale qu'il ne s'agit pas d'une spécialité andalouse, mais catalane...

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- J'aime beaucoup l'ambiance d'ici. Derniers adieux au monsieur qui m'a aidé hier et aux gens du café.
▶ Ai dû mal à partir.
➡ La descente est rude. Je préfère marcher sur la route...
- Puis le sentier s'enfonce dans les oliviers. Il y en a à perte de vue.

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- Nouvelle marche sur la carreterra jusqu'à la route nationale qu'on traverse.

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➡ Puis le chemin monte à travers les oliviers pour une des grimpettes les plus dures que j'ai faites (en tant qu'amputé, bien sûr : marche à devers, raide, sableuse... : quelqu'un de normal n'aura pas de difficulté).

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- La descente est sympa.
➡ On remonte vers le village de Ermita Nueva (13 km, déjà). Aucun bar ouvert : aïe ! Je ne suis pas sûr d'avoir assez d'eau !!! Faudra économiser.

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➡ Les paysages sont très beaux. Toutefois, durant plusieurs kilomètres, il y a pas d'arbres, ni ombre...

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- Puis commence une longue montée vers Alcala la Real.
Les derniers kilomètres sont assez pénibles...

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Petite fleur qui s'avance courageusement sur le bitume

➡ L'entrée dans la ville n'est pas terrible non plus.
Mais on entrevoit des plongées vers la vieille ville et un majestueux château qui domine la cité.

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▶ Des malins ont tracé des flèches jaune-vertes sur le sol. Je les suis : mais ce ne sont pas les bonnes. Je me retrouve sud de la ville, à contresens.
- GPS, GPS, au secours ! Je retrouve la bonne route. En ville, c'est toujours compliqué.
- Pot rafraîchissant : tinto de verano, bien sûr. Il est 18h : les espagnols sortent.
➡ Le gîte où je loge (Casa Marisa) est très bien et pas cher.
Dernière sieste, douche, repas et repos.
- Demain, j'envisage de dormir dehors une nouvelle fois... Tous les hébergements sont pleins ou n'acceptent pas des marcheurs seuls...


Camino mozarabe (21) : Alcala-oliviers après Venta del Carrizal

Ce matin, je prends le temps de profiter du confort de l'hébergement (Casa Marisa). J'écris et me repose.
➡ Petit déjeuner (desayuno) Dans un bar déjà très animé : cafe con leche, zumo de naranjas et churros. Ai du mal à finir les churros !

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- Quelques courses : ai décidé de dormir dehors. Alcaudete est trop loin, et les demandes d'hébergement n'ont rien donné (à Castillo de Locubin, notamment : un peu en dehors du Camino).
➡ Je pars vers midi. La chaleur est supportable, je suis en forme.
- On quitte Alcala par une longue descente : les vues sur la Ciudad et sa citadelle sont à contre jour, mais je parviens à faire quelques photos.

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Petite croix dans les oliviers.

▶ À un moment, brusquement plus d'oliviers à droite, mais des cerisiers croulants de cerises. Depuis Almeria et sa région (🍊), je n'ai plus la chance de cueillir des fruits directement dans les arbres ! 🍒🍒 Je remplis un sac (ça coûtera des clopinettes au propriétaire) et je savoure !

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- Petit hameau et pause près d'un ancien lavoir.

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- Quelques petites grimpettes tranquilles.

➡ Le chemin est toujours au milieu de collines couvertes d'oliviers. Il s'enfonce dans une vallée.
- C'est très beau, mais il y a un gros souci (qui dérange mon âme de musicien) : toujours des bruits mécaniques.
En effet, on longe la RN de Granada à Cordoba. Et dans les oliviers, on entend des tracteurs 🚜, des tronçonneuses, des débroussailleuses... Jamais du silence naturel.

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➡ 8 km après le départ, il y a une mauvaise indication. Le chemin grimpe, parvient à une ruine et rejoint un carrefour à 2,5 km de Castillo de Locubin.
- Le village flanqué sur la montagne est magnifique, et je comprends pourquoi les gîtes sont pleins.
Mais je me suis éloigné et surtout les balises ont disparu !
- Je regarde le programme que m'a donné Paco à Guadix : Il fallait traverser quelque part la RN !
➡ Pour rejoindre le Camino, il faut longer une route hyper dangereuse, arriver sur un grand rond point avec la RN, passer sous un pont et revenir en arrière. Je ne suis pas rassuré et un chouia en colère. Entre 2 et 3 km de plus.

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La 🌒 Lune se lève derrière les Collines...

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➡ La suite se passe dans des paysages un peu plus variés que les oliviers, avant une descente vers le village de Venta del Carrizal. Il est 17h30.

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- Une fiesta se prépare. Un café. Je commande cerveza et tapas, et regarde les préparatifs de la fête qui aura lieu demain.

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Balise cachée ! Pas étonnant qu'on s'égare quelquefois...

➡ Après 19h, je repars.

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Je croise une petite tortue : que fait-elle ici ?

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- Je grimpe dans les oliviers et me cherche un petit coin pour dormir.
J'avise un olivier tranquille. Il y a de la paille.
😲 Erreur de ma part : enlever la paille de mon sac de couchage le lendemain matin sera un vrai travail de forçat !
➡ Nuit étoilée : majestueux. On voit presque la Voie Lactée...🌌
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(Photo piquée sur un site andalou)


Nicolas de
                            Rauglaudre

Camino mozarabe (22) : sous les oliviers-Alcaudete - 12 juin 2019 -

Me voici dans les oliviers. En fin de nuit, il fait froid.

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Comme prévu, je passe près d'une heure à (bêtement) nettoyer la paille qui s'est partout infiltrée !
- La nuit a été belle, avec les étoiles.
➡ Je marche tranquillement vers Alcaudete. Oliviers, oliviers, oliviers à perte de vue...
- Belles maisons abandonnées, aussi. Triste...

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- Il y a une grosse usine dans la vallée.
▶ Comme je l'ai écrit hier, il y a toujours un bruit de moteur au fond. C'est dommage...

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➡ Juste en arrivant à Alcaudete, Il y a une fontaine. Machinalement, je m'y arrête, sans savoir que...
... que cette fontaine est une source qui, juste en-dessous, a donné naissance à un sanctuaire marial.

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(Il reste 1114 km avant Santiago)

▶ Une magnifique église survient. C'est une grosse surprise. J'y entre. Un lieu profondément apaisant. Il y a une communauté de religieuses contemplatives.

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- À la place des habituels retables des églises espagnoles, il y a une admirable représentation de "Nuestra Señora de la Fuensanta".
- On peut ne pas aimer, mais à titre personnel, je m'y suis laissé prendre.

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▶ Naturellement, je me renseigne. Une apparition à un soldat en fuite et assoiffé... Il y a un mélange d'histoire, de légende et de piété médiévale. D'autant plus que ces événements se sont déroulés à l'époque de la Reconquista...
- Ça n'est égal : le site est admirable.

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➡ Le Camino descend en ville par une longue allée d'arbres, de fleurs, où les passants viennent se promener.

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➡ Je descends au gîte : c'est un centre sportif. On ne peut me recevoir avant 16h. Quand on a passé la nuit dehors, on aimerait bien une petite sieste.
- Je retourne manger une pizza dans un café en bas de la grande allée précédente.
▶ Puis à 16h, j'arrive au centre sportif. Le logement ? Une petite salle de sport, avec matelas par terre. Douches collectives. Le peregrino se contente de ce qu'on lui donne !

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- Durant la soirée, j'entends des enfants qui jouent...
- Courses et vite dodo : demain, j'envisage de faire les 25 km entre Alcaudete et Baena d'un coup. Il n'y a ni ravitaillement, ni eau, ni village... Il faudra partir tôt.



Camino mozarabe (23) : Alcaudete-Baena

Un challenge, ai-je signalé : 25 km ! Je me lève à 4h, grignote, me prépare et file dans la nuit à 5h.
- Une riche et belle journée m'attend.
➡ Il fait nuit. Après avoir quitté Alcaudete, je marche sur une petite route tranquille.

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- Le Camino longe un immense parc de panneaux solaires. Au moment du lever du Soleil 🌄, on entend des craquements... comme si les panneaux s'ébrouaient !

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🤔 Ai des problèmes de moignon. Je dois m'arrêter longuement et soigner, vu la longueur de l'étape.
➡ Le chemin descend, les paysages semblent changer.

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Puis il remonte et rejoint la RN.
- Il passe une rivière presque asséchée...

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➡ Le sentier remonte brutalement, chemine dans les oliviers...

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et redescend vers un lac... En fait, une lagune desséchée qui doit se remplir l'hiver.
▶ Il s'agit d'un des plus beaux paysages que j'ai vus depuis le départ d'Alméria. Malheureusement, le Soleil ⛅ se cache et je ne peux prendre de belles photos !

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PS. Je ne me plaindrai pas des nuages, vue la longueur de l'étape.
- Je fais une longue pause. Il est 11h et j'ai parcouru 12 km.

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➡ Le Camino fait le tour du Lac qui est une réserve naturelle.

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▶ Croyant bien faire, j'essaie un chemin sensé couper un détour.
Mauvaise idée : je dois traverser un gué et mouiller sandales et pied de la prothèse !
➡ La route continue dans d'admirables paysages d'oliviers sur terre blanche.

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- Une ferme : des ânes, des chiens 🐕 aboient et cherchent à me mordre par derrière. Les bâtons de marche sont efficaces...

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➡ Je fais une pause (16 km). Commence alors une interminable marche légèrement montante sur un large chemin caillouteux et sableux, blanc, sous le Soleil revenu... sans ombre, au milieu des oliviers.

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- Nouvelle pause à 20 km. Je somnole et m'assoupis.
➡ 2 km avant Baena, ENFIN, ça change !
- Une grosse usine chimique envoie de gros soupirs qui résonnent loin.

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J'apprendrai plus tard (par Antonio) qu'il s'agit d'une usine qui brûle les déchets d'olives et qui produit de l'électricité.
- Il y a également un nouveau grand parc de panneaux solaires.
L'Espagne s'avance dans les énergies renouvelables.
➡ Dernière côte, superbe vue sur Baena (malheureusement gâchée par des câbles électriques)...

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▶ La descente est casse-gueule. Je descends prudemment sous un Soleil ☀ de plomb.
- L'entrée dans Baena est une montée raide. L'auberge est tout en haut ! Ouf. J'arrive : il est 17h.
➡ L'auberge : un dortoir. Il y a une peregrina. Les douches sont froides, mais je ne m'en plains pas, bien au contraire... après 12h de marche.
- La vue de là-haut est exceptionnelle.
➡ Vers 19h, Antonio, ami de l'association, passe me voir. Il parle français. On se donne rendez-vous à 20h au resto "El primero de la mañana".
- Antonio me parle de sa ville (20.000 habitants), de ses difficultés, de la dépendance à la monoculture de l'olivier, et divers points d'intérêt.
Il me déconseille de faire la dernière étape avant Cordoue : pas intéressante.
▶ Puis nous allons ensemble à une conférence sur ...
... le Camino de Santiago 😂
Je fais la connaissance de sa femme. La conférence tourne autour de 10 idées sur le Camino. Les côtés historiques et spirituels sont fortement développés. Je ne m'y reconnais pas trop.

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➡ Retour à l'auberge vers 22h30

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Quelle journée ! Les 25 kms ont été faits !!!
- Demain, repos.



Camino mozarabe (24) : journée à Baena

Dormir librement est un plaisir et un privilège des jours de repos. Je prends le temps de lire, d'écrire, faire des sudokus...
L'auberge domine toute la ville.

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Des enfants préparent un spectacle sur l'esplanade du château.

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➡ À travers des petits tours dans la cité de Baena, je descends prendre un desayuno au bar "El primero de la mañana".

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- Quelques courses, nouvelle sieste.
➡ Dans l'après-midi, je vais visiter le musée de l'olive, selon la recommandation d'Antonio.
- Passionnant, surtout quand on a passé des journées à cheminer au milieu des oliveraies...

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Baena est une capitale mondiale de l'huile d'olive.
Le jeune de l'entrée, Rafa, s'est montré très accueillant.
➡ En remontant, je m'arrête dîner au restaurant.

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- Puis je flâne dans les petites rues, pour prendre des photos du coucher du Soleil 🌄, croiser des enfants qui jouent au foot, me retrouver au milieu du spectacle des enfants qui préparaient le matin...

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- Et vite coucher



Camino mozarabe (25) : Baena-Castro del Río - 15 juin 2019 -

- Sur Facebook, on a tchatché à propos d'un hébergement pour moi, à Castro del Río.
➡ Je pars confiant vers 8h30.
Au revoir, Baena, très belle cité !

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- Route tranquille et facile au milieu des oliviers.
... puis large chemin tranquille et facile au milieu des oliviers.
- Des tas de petits lapins 🐰, mais pas moyen de les photographier.

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▶ En attendant et plutôt que photographier des oliviers à l'infini, voici quelques fruits de notre civilisation, en bord de route...

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"Moi, je suis presque transparent"

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Certains voudraient bien se cacher...

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"Ne rougis pas, non, ne rougis pas !"

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"On est tellement mieux à deux"

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"...voire à plusieurs !"

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"De toutes façons, je me demande bien à quoi je sers dans ce pays !"

➡ Le Camino franchit une rivière déjà vue : le Rio Guadajoz.

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- Puis il s'engage sur une jolie petite route au milieu des oliviers... sauf sur la fin...

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Oh ! Un Ent s'est caché dans les rochers...

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Aïe, ça pique

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Ça pique toujours, mais derrière, qu'est-ce que ça sent bon !!!

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PROBLEMA DE IDIOMA
➡ Arrivée à Castro del Río après 19 km finalement assez paisibles.
Le rameau d'olivier n'est-il pas un symbole de paix ?

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- Tout est fermé. Je frappe à la porte d'une casa rural sur la place de l'église. Réponse : "no sé", et on me claque la porte au nez. J'entends des rires derrière la porte (attention la parano, Nicolas !).

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Un peu plus tard, je rappelle au téléphone : pas de place, et clac, sans mot de politesse..
▶ Ai essayé d'atteindre un ami du Camino, conseillé par l'association parisienne. Ce n'était pas le bon numéro : et celui qui ne répond raccroche et bloque son téléphone...
▶ Téléphone à la police rurale pour l'accès à l'auberge municipale. On ne se comprend pas...
- Je me retrouve tout bête sur la place de l'église. Bon, je descends vers l'Ayutamento...
...et je tombe sur l'ange 😇 de service :

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"Non, ce n'est pas moi, désolé 🕊"

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...en l'occurrence, un jeune peregrino du nom d'Ézéchiel, qui arrive de Malaga. Je suis le premier peregrino qu'il rencontre.
▶ Ezéchiel, au moins, se fait comprendre : "problema de idioma !!", conclut-il. Nous allons à la police : nous obtenons les clés du gîte municipal.
- Ok, ça ira : pas de cuisine pour une bonne tasse de thé. Mais pas grave : le reste y est, notamment une bonne douche chaude.
De plus, on ne paie rien ! Et c'est samedi...
- Je dors jusqu'à 20h30. Et rate des tentatives de contact par téléphone, ainsi qu'un spectacle équestre auquel j'étais invité.
➡ Dommage : problema de idioma !
FIN DES "PROBLEMAS DE IDIOMA"
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La nuit tombe 🌄
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- Vais manger (abondamment) dans un kebab. Ça me convient.
- et dodo.
🚶 Demain, dimanche. Je marche jusqu'à Espejo. Avec mon problema de idioma, je vais encore dormir dehors !!! à moins d'un nouvel ange 👼 ?!


Nicolas de
                          Rauglaudre

Camino mozarabe (26) : Castro-Espejo

Ce matin, je quitte Castro del Río vers 9h30, après un copieux desayuno dans un bar.
But : quelques kilomètres jusqu'à Espejo.

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- À noter qu'il est dimanche et que mes "problemas de idioma" risquent une fois de plus de me compliquer la tâche, pour trouver un hébergement.
▶ Je me suis préparé mentalement à dormir dehors de nouveau, s'il le faut...
➡ Le ciel est couvert. On s'éloigne de Castro d'abord par une route bitumée, puis le chemin part dans la campagne.

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L'olivier sert aussi à fabriquer des meubles...
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Les chiens aboient, la caravane passe...

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- Des oliviers toujours, mais aussi des paysages nus.

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.....Solitude.....

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La rivière Guadajoz, fidèle compagnie par intermittence.

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- Une montée et surtout une énorme surprise : l'apparition de la cité d'Espejo entre deux collines fait forte impression...

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▶ Je la prends en photo, malgré l'absence du Soleil. Je fais une longue pause.
- Puis on s'approche, on entre.

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Sur un rond point, il y a une maquette de la forteresse qui domine le village.

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➡ Il faut grimper raide pour atteindre la place principale. Il est 15h...

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- Oh la chance ! Un bar est ouvert.
J'ai le système digestif dérangé, alors je commande du coca cola (c'est exceptionnel).
👼 Et voici l'ange du jour : un policier entre dans le bar. Je me précipite pour lui demander la clé de l'albergue municipal...
▶ C'est OK : il m'accompagne, m'installe.
Une confidence : des 4 auberges municipales de ces derniers jours (Alcaudete, Baena, Castro et donc , Espejo), celle d'Espejo est très nettement supérieure aux autres : cuisine, salle de bains avec douche à l'italienne (très important pour un amputé), télé, lits avec couettes...
➡ Il me reste quelques provisions. Je mange les restes, je bouquine, écris, regarde la télé...
... et sommeil.
- Donc, je ne dors pas dehors cette nuit !



Camino mozarabe (27) : Espejo-SantaCruz

Le gîte est confortable. Je ne serais pas pressé de le quitter si des travaux n'avaient commencé juste en face...

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➡ La cité d'Espejo est vraiment magnifique. J'erre ça et là pour en profiter.

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- Je croise un peregrino qui accepte de me prendre en photo, mais qui n'est pas très liant.

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- Du haut du village, on voit Santa Cruz avec l'impression que c'est tout près ! 13 km, en réalité, me dit un vieux monsieur espagnol, qui m'explique toute la région...

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➡ La descente qui quitte Espejo est pentue... J'ai droit à une jolie glissade sur les fesses, à la sortie. Pas de bobo.
- Ces chemins sont pierreux, caillouteux et sableux : on dérape facilement...

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- Très vite, on est dans les oliviers, mais pas uniquement. Il y a de plus en plus de tournesols 🌻 : la guerre des huiles ! (Je ne parle pas politique ! 😁).

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- Aujourd'hui, il y a un vrai silence. Le Soleil ☀ tape : mais je suis habitué.

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On croise cependant quelques voitures, tracteurs 🚜 et même un camion qui me klaxonne avec de grands signes.
➡ Le Camino s'engage dans un chemin plus étroit. Ça monte et descend...

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- Une dernière pause toutefois près du fidèle fleuve Guadaroz qui accompagne le Camino depuis plusieurs jours.

Sauterelle vole...

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➡ Le sentier rejoint la carretera, une RN : l'avant dernier kilomètre le long de cette route est hyper dangereux. Je ne suis pas rassuré !

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- Ouf, le Camino quitte la route après une dernière traversée du Guadaroz, et termine sur un chemin tranquille.

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Sur le Camino, le bon chemin est souvent le plus étroit !

➡ Je loge à l'hôtel Bartola (pas Bartoli, me souffle Cécilia 🎶 !). Le gérant a fait le Camino. Il me montre des photos. L'accueil est très sympa et le confort à la hauteur... même si le prix est un peu cher pour ma bourse.
{NOTE : mais cela fait 2 jours que je ne paie pas l'hébergement !}
- Grosse grosse douche froide (il a fait très chaud aujourd'hui), repos, cena (plato combinado) et dodo.


Nicolas de
                        Rauglaudre

Camino mozarabe (28) : SantaCruz-Cordoba - 18 juin 2019 -

Dilemme de la nuit, suite échanges Facebook... Aller en bus jusqu'à Cordoue, ou prendre le risque de marcher 26 km et donc 2 jours de plus.
... sachant qu'il n'y a pas de gîte et que je serai contraint de dormir dehors. Mentalement, je m'y suis préparé.

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Avec le gérant de l'hôtel, on regarde les horaires de bus. Suis un peu triste de quitter cet hôtel très accueillant. Je me rends, un peu culpabilisé, vers la station. Là une dame discute avec moi du Camino.
➡ C'est alors qu'une jeune femme 👸 s'arrête en voiture, et propose de m'emmener à Cordoba.
- Je ne me fais pas prier et toute culpabilité disparaît ! D'autant plus qu'elle est charmante. Elle se nomme Maria et arrive de Castro del Río.
➡ Et voilà : me voici à Cordoue grâce à un 👼 ange (en seat) de plus 🚗. Elle me dépose au Pont Gabriel.
... le long du Guadalquivir, ce fleuve que mes vieux cours d'espagnol m'avaient rendu mythique !

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▶ Par acquis de conscience, je décide de remonter en sens inverse, quelques km le Camino.
- Je bavarde avec 2 français, de Mont-de-Marsan sur le Pont Romain.

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- Puis en sortant de la ville, au bout de 3 km, je tombe sur le peregrino rencontré à Espejo... tout étonné de me voir là (et moi aussi ! 26 - 3km en une matinée : speedy !).

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... Mais quand je lui explique que Maria m'a transporté sur ses ailes, il a compris et bien ri.
- Je grimpe dans un champ pour avoir une belle vue de la Cité. Puis je retourne en arrière en suivant un sentier sur la crête.

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➡ Retour, arrêt tinto de verano, entrée majestueuse dans la ville, le long de la Mozquita... Puis, par les petites rues, je rejoins l'hôtel Alcazar.

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Entrée de l'hôtel

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- Fernando m'attend. Et me voici installé dans une confortable (et bon marché) belle chambre. Douche, sieste...
➡ Le soir, je vais voir un restaurant, le Taurino Rincón, qui m'a été conseillé : pas de bol. On ne sert plus.
- Petite balade de la noche Et arrêt dans un resto, près de la statue d'Averroès. Bonne occasion de réviser l'histoire philosophique.

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😡 Cela dit, le resto est cher, et quand je dois attendre 1/2 heure pour voir arriver le postre, je me fâche ! Les serveurs se confondent en excuses et me servent un délicieux digestif local, pour se faire pardonner 😁.

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➡ Aujourd'hui, je n'ai pas marché 26 kms, mais les 6-7 kms refaits en sens inverse + les kms de marche dans la ville et les petites rues ont largement dépassé les 12 qui ont fait ma moyenne depuis le départ d'Alméria.
🕌⛪ CORDOUE : voilà, j'arrête ici pour cette fois. Demain visite.



Camino mozarabe (29) : une journée à Cordoba - 19 juin 2019 -

Cordoue-Cordoba : une merveille. Ai passé la journée à sillonner la cité historique. Ce que j'ai découvert, entre-autres :
▶ Cordoue est la ville la plus "arabe" (ou mauresque) de l'Espagne. Longtemps un Califat.
▶ Elle a été la plus grande ville d'Europe aux Xème et XIème siècles. Devancée par Bagdad si on intègre le Moyen Orient...

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▶ Elle est la cité de Maïmonide et d'Averroès dont les œuvres ont influencé toute l'époque médiévale, et dont certaines facettes sont encore d'actualité.

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Averroès

➡ La Mozquita -Mosquée-Cathédrale est la troisième plus grande mosquée du monde (derrière la Mecque et la Mosquée bleue d'Istanbul).
Au milieu, a été construit une cathédrale gothique : très étonnant.

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Fais des essais de filtre différents avec. L'appareil photo 📷
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C'est cette couleur ci qui est la plus proche de la réalité.

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Étonnant cette cathédrale gothique au milieu de la Mosquée...

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➡ Le quartier juif, la synagogue, et le musée séfarade (et sa mine d'informations sur l'histoire juive).

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Maïmonide
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La synagogue
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Les artisans juifs sont devenus spécialistes de la broderie avec du fil d'or

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➡ Ruelles et patios : il faut errer librement, et aller visiter le Palais de Viana, avec ses 12 patios intégrés.

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Grande Place dont j'ai oublié le nom...
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➡ Il y a aussi l'Alcazar. Pas vu l'intérieur... et à côté de l'hôtel.

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➡ Physiquement, j'aurais bien continué à marcher : ce sont les chaussettes et les sandales qui ont le plus souffert.
Mais je suis attendu en Isère.
- À noter que je n'ai aucun souci de moignon : ni escarre, ni plaie, ni hématome... C'est bien la première fois !
- Quant au Mozarabe, j'encourage tous ceux qui le désirent, à s'y risquer. Sur cette adresse, vous aurez quelque idée de l'aventure.
À bientôt. Nicolas.